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Espoir …

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My Valentine

Chez certaines personnes, la classe est une composante essentielle de leur personnalité, qu’elles ne perdent jamais.

Et dans 50 ans, quand je serai (vraiment) un vieux con, j’expliquerai à mes petits-enfants qu’il n’y a plus jamais eu quelqu’un comme lui.

 
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Publié par le 21 février 2012 dans Maestros

 

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She’s coming down fast

« You may be a lover, but you ain’t no dancer … »

LOOK OUT !!!

 

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Sometimes, when I wake at night …

« It didn’t work, no. It wasn’t funky no more. »

But sometimes, late at night, I remember that
I will never forget certain kinds of beautiful things.

20111214-013309.jpg

Nevermind.

 
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Publié par le 14 décembre 2011 dans Uncategorized

 

Expectancy

Parmi toutes les conneries dont l’on me rabat les oreilles en ce moment, il y en a deux qui m’agacent particulièrement.

La première est cette idée de changement. Certaines andouilles pensent que personne ne change jamais vraiment, d’autres un peu moins andouilles mais quand même un peu pensent que seules certaines personnes, dotées d’un caractère en uranium, peuvent changer.

La seconde de ces conneries est celle des « tournants » que l’on rencontrerait dans sa vie et le fait que ces tournants changeraient une vie …

Tout cela me les brise sérieusement, parce que dans un cas comme dans l’autre, tout dépend de l’attitude de la personne. Aucun élément extérieur n’a suffisamment de force pour changer quoi que ce soit chez qui que ce soit.

En revanche … quand on cesse de perdre son temps à penser à ce qui aurait pu … à ce qui se serait passé si on avait été un peu plus entreprenant … si on ne s’était pas consolé en se disant que c’était être gentleman que de ne pas … si on n’échafaudait pas 1475765467653765 scénarios possibles pour le futur … Si la perte de temps n’était pas la cause principale de toutes mes pertes de temps …

Hé bien, je n’écrirais pas cela et je ne me demanderais pas quelle connerie je vais pouvoir inventer pour justifier mon jour de l’an.

 

Enfance (2)

Dans ma dernière note, je m’étais arrêté à mes 6 ans. Ensuite, les choses ont un peu changé.

J’ai voulu faire certaines choses, notamment du piano … Mais mes parents avaient décrété que c’était un caprice. Je me rappelle encore du jour et de l’endroit où j’étais quand mon père me l’a dit. Je me rappelle aussi de ses chantages à la con, du style « pas d’accordéon, pas de foot ».

Je hais l’accordéon.

Ensuite, il y a des bribes. La classe de CE1 / CE2, les supers notes en foutant (déjà) rien, le premier jour où j’ai eu mes lunettes et où mes copains étaient jaloux et en voulaient tous une paire …

Les visites chez l’otorhino pour mon oreille gauche qui ne fonctionnait pas très bien.

MES CHEVEUX BOUCLES.

(quelle tragédie)

Je me rappelle d’un voyage en Italie, à Aoste, avec mes parents et mon frère.

Je me rappelle de mon père, qui venait nous voir dans notre chambre, avec mon frère, en faisant le « squelette » : une sorte de monstre qui nous bloquait et le jeu consistait à essayer d’aller allumer la lumière … et quand on y arrivait (rarement … le monsieur était plutôt costaud …), il nous disait qu’il était envoyé par le vrai squelette …

Je me souviens d’un noël où mon frère s’était endormi juste avant les cadeaux et du moment où il s’était réveillé et où je lui avais dit que le père noël était passé pendant qu’il dormait …

Il y avait aussi les cueillettes de châtaignes pendant l’automne, les ruches de mon père (qui faisait du miel TROP BON…).

Les « amoureuses » du primaire, qu’on se « répartissait » entre copains … et le monumental loupé avec celle qui était pour moi, quelques années plus tard, alors qu’elle m’avait tout « donné » sur un plateau … déjà mon immense talent et mon formidable sens de l’à propos avec les femmes …

Et ça suffira pour aujourd’hui. Il n’y a rien de particulier là dedans, juste le sentiment que quelque chose déclinait pour moi, que j’agaçais prodigieusement mon père, quoi que je fasse ou que je dise.

Et maintenant, je ne supporte plus les « manières » que certains peuvent avoir, les fausses démonstrations d’affection ou de proximité.

Et je suis naturellement incapable de voir ou de …

blablablabla.

Voici quelque chose de merveilleux.

C’est « Wonderful », de Brian Wilson.

Et quand il dit « One one wonderful », c’est juste tout ce que je voudrais dire, parce que la façon dont je vois  la vie est toute entière comprise dans ces cinq notes. Et dans l’intention qu’il y met …C’est ce qui m’a empêché de faire n’importe quoi, ce soir.

C’est l’enfance qu’il faut retrouver. Le reste, c’est sans importance, finalement.

 

Enfance

C’est une photo de moi, alors que j’avais 19 mois. J’aime beaucoup cette photo, parce que j’ai des cheveux parce que le regard est très particulier.

Cette note est la première d’une série à travers laquelle je vais tenter de me remémorer les différentes étapes de ma vie. Cette « idée » m’est venue au cours de la semaine écoulée, parce que j’ai pensé que la clé à certaines choses se trouvait probablement dans l’un des évènements passés de ma vie.

Penser que la mort de mon père est l’élément déclenchant de ces choses me semble un peu trop facile … je pense que c’est certainement l’un des éléments importants, mais pas LE truc qui a fait que … je suis ce que je suis.

Alors … commençons par le tout début.

Je ne sais pas si j’ai des souvenirs des années 70 (ah ah, la vieille feinte …). Le souvenir le plus ancien dont je me souvienne est un instant de jeu, dans la salle à manger de notre maison, avec un vieux téléphone en bois (que mon frère a cassé par la suite, mais c’est une autre histoire …).

Il me semble que c’était un téléphone comme celui-ci – du moins la couleur était celle là et il me semble me souvenir que le combiné était au bout d’une tige comme celle-ci.

Ensuite, il faut aller quelques années plus tard, dans le couloir d’entrée de notre maison, je devais avoir 5 ans. Mon cousin faisait du judo et m’avait donné un kimono … J’avais demandé à mon père si je pouvais aller à l’école avec et il m’avait dit non … Une constante, chez lui.

Puis, toujours vers la même époque, peu de temps avant de rentrer en CP, j’avais tellement envie d’apprendre à lire, que je m’étais assis dans le couloir, devant la porte de ma chambre, pour essayer de lire un livre … J’ai ensuite appris à lire en 2 mois … et je m’étais par la suite ennuyé toute l’année à entendre les autres ânonner …

C’est à partir de 6 ans que j’ai des souvenirs beaucoup plus précis et beaucoup plus nombreux. Je me souviens de mon année de CP, de la maîtresse, de mes copains avec qui on jouait à faire semblant de conduire une moto … d’une petite « conférence » sur les champignons qui m’avait beaucoup intéressé … De mes coups d’oeil à la fin du livre de lecture, parce qu’il y avait des histoires complètes et non plus seulement des fragments à déchiffrer en une heure (QUEL CALVAIRE).

Je me rappelle du « J7 », le minibus qui nous amenait de notre village à celui d’à côté, où se trouvait l’école … de « ionel », un peu simplet, mais très attachant … Je me moquais, déjà …

Et je me souviens surtout de mon immense joie de vivre … Tout était déjà là, à 6 ans, sans le moindre blocage. Je n’étais que joie de vivre, envie de rire, de jouer, de m’amuser …

Et en écrivant cela, je me rends compte que rien de cela ne m’a quitté … Le petit enfant avec son grand sourire est toujours là, blotti au fond de moi …