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Archives de Catégorie: The Masters

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It was 32 years ago today …

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He’s only sleeping …

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O Freunde, nicht diese Töne!

Demain soir, malgré ma main plâtrée et ma voiture en vrac, malgré tous les emmerdements qui vont avec, malgré la fatigue, la surcharge de travail , etc … etc … Malgré tout cela, demain soir, je vais aller me prendre la plus grande claque de ma vie (jusqu’au bébé …).

Demain soir, je vais entendre la Neuvième Symphonie. Inutile que je précise de qui, il n’y en a qu’une que j’écris avec des majuscules.

 

Je me suis toujours dit que, le jour où je l’entendrais « en vrai », je serai totalement écrasé par cette musique.

Je ne vais pas développer, parce que ma main me fait très mal, mais je voulais simplement écrire ici l’importance que cette soirée a pour moi.

Lui, c’est … Lui.

Et demain, je vais me souvenir à quel point l’Homme peut aller haut et combien il peut être beau, parfois.

Et après, je ne pourrai plus faire de musique pendant 6 mois …

Mais ça ne sera pas très grave ce week end.

 

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The day the music died

« The day the music died » est le jour où Buddy Holly est mort dans un accident d’avion, en février 1959.

Cette phrase vient d’une très belle chanson de Don McLean, « American Pie« , qui avait été reprise par Madonna il y a quelques années.

Il y a deux erreurs dans cette phrase : la première, Buddy Holly n’est pas la musique (je ne la suis pas non plus, d’ailleurs …). C’était un très bon musicien, qui aurait probablement fait une très grande carrière s’il n’était pas mort à 23 ans (quoi que … ces suppositions sur ce que tel aurait pu faire si … c’est la même chose pour Syd Barrett ou Jimi Hendrix … en réalité, ça fait juste écrire les critiques et naître des mythes, plus ou moins justifiés) … C’était aussi l’idole de Paul McCartney … mais de là à dire que la musique est morte avec lui …

Deuxième erreur, la musique n’est jamais morte et ne le sera jamais.

Pourtant, elle a fait un arrêt cardiaque le 5 décembre 1791.

Il est mort comme un chien, enterré comme un chien dans la fosse commune du cimetière communal de Vienne … alors qu’il venait de composer, en quelques années, La Flute Enchantée, la Symphonie n°40 (avec son extraordinaire début, qui dit tout ce que Mozart était … et qui me fait pousser un immense soupir de découragement à chaque fois que je l’écoute, parce que je ne comprendrais jamais comment on a pu laisser mourir comme ça celui qui a composé une telle merveille … « Mia Speranza Adorata »), le début de son Requiem .. ou l’Ave Verum Corpus.

Elle a subi un deuxième arrêt cardiaque le 26 mars 1827.

Lui … Je ne sais plus quoi dire, qui ne soit pas grandiloquent à propos de lui. Je pense juste au deuxième mouvement de la Septième Symphonie ce soir, avec ses … je ne sais quoi, qui se croisent et s’entrecroisent.

Bref.

Le problème, lorsque j’écoute cette musique, est que je ne peux plus continuer ce que je suis en train de faire, parce qu’elle me bloque complètement et que je me sens presque honteux de faire autre chose que de l’écouter. C’est certainement le genre de sensation qui fait écrire ou dire des conneries du style « ça me parle« .

Elle fait remonter à la surface une nostalgie de quelque chose que je ne sais pas nommer et que je ne connais même pas. Un peu comme ces passés qui ne sont pas les miens et qui pourtant me font souffrir.

A la fin du refrain de « American Pie« , Don McLean dit « This will be the day that I’ll die« , qui est une allusion à une chanson de Buddy Holly.

Avant que je lise les paroles correctes, je pensais que cette phrase faisait référence à quelque chose qui, si on le lui disait, le ferait mourir. Je trouvais que la musique était en outre parfaitement adaptée à cette idée …

Mais ça n’était pas ça.

Aujourd’hui, je sais que la musique ne mourra jamais, parce que, comme le Monsieur avec les gros sourcils juste au dessus l’a dit, elle emprunte ce chemin : « venue du coeur, puisse-t-elle retourner au coeur« .

Mais si elle venait à ne plus l’emprunter, this will be the day that I die.

 

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Sly … So So Stone

Après une semaine particulièrement mouvementée et éprouvante, j’avais envie d’écrire une note sur mon métier et de parler de la façon d’aborder le métier d’avocat, dans certains cas très « sensibles ».

Et puis, en revenant chez moi, j’ai écouté Sly Stone … et j’ai changé d’avis.

Sly Stone est l’un des plus grands musiciens de la musique noire. Sans lui, pas de Prince.

Il y a bien entendu d’autres légendes de la musique noire, plus connus que lui, mais Sly a  été le premier à concevoir la musique comme un gigantesque melting-pot : noirs, blancs … soul, funk, jazz, rock …

Sans Sly Stone, pas de Prince (le premier qui maudit Sly Stone pour ça, il sort direct …).

Il a éclaté à la face du monde en 1969, au festival de Woodstock, avec une version totalement ecstatique et survoltée de « Wanna take you higher » :

Cette chanson est littéralement habitée. Hormis le riff de guitare du début et qui revient de temps en temps, elle tourne sur une seule note de basse, qui crée une sorte de vrombissement permanent, de chaudron rythmique et profondément sensuel au dessus duquel Sly et son groupe hurlent leurs incantations … and take you higher higher higher …

Dans son groupe, Sly Stone disposait d’une arme redoutable : son bassiste, Larry Graham, inventeur du slap.

Le slap, c’est ce petit claquement de la basse que vous pouvez entendre sur cette tuerie intergalactique, « Thank you falletin me be Mice Elf again »

Comme « Wanna take you higher« , ce morceau tourne sur une seule note de basse du début à la fin.

Mais, si « Wanna take you higher » est un morceau qui vous prend à peu près tout le corps, « Thank you … » parle clairement à votre bassin. Le groove de basse est une honteuse incitation au crime …

Sly Stone n’a pas uniquement fait des bombinettes ultra-funky, il a également composé des chansons plus pop, mais toujours habitées par une intense énergie vitale et une foi en quelque chose de … je sais pas quoi, mais qui me touche à chaque fois.

Parmi mes préférées, il y a « Everyday People », qui a été samplée dans les années 90 par Arrested Development, qui l’avait fort originalement  rebaptisée … « People Everyday » …

Malgré la qualité pourrie de la vidéo et les superbes coupes afro (c’est la jalousie qui me fait écrire ça …), la musique est toujours aussi exceptionnelle.

Et il y a cette ligne qui résume, pour moi, tout ce qu’est la musique : une sublimation des richesses et des beautés de son auteur, mais également de ses faiblesses et de ses peurs.

« Sometimes I’m right and I can be wrong
My own beliefs are in my song
 »

Ca fait écrire des choses très niaises la musique, parfois …

Et puis, il y a cette merveille … « Everybody is a star« .

C’est l’une de mes chansons préférées, tous musiciens confondus, parce qu’elle correspond peut-être encore mieux que la précédente à tout ce que peut être la musique, cette simplicité absolue, cette naiveté touchante qui feront toujours qu’un vrai musicien restera toujours un petit enfant rêveur …

« Everybody is a star
I can feel it when you shine on me
I love you for who you are
Not the one you feel you need to be
Ever catch a falling star
Ain’t no stopping ’til it’s in the ground
Everybody is a star
One big circle going round and round
 »

C’est une chanson extraordinaire, parce qu’elle vous laisse croire à chaque écoute que tout ce qu’elle dit est vrai … et j’adorerai toujours ce genre de musique.

Et puis, quand Sly vous chante « shine shine shine ! » … il n’y a plus rien à dire, il suffit de sourire et … de briller.

Malheureusement, Sly Stone s’est arrêté de briller dans les années 70, noyé dans des excès de paranoïa de plus en plus violent et dans une tentative hélas réussie de justifier son nom de scène …

Mais sa musique parle de tout ce qu’il est, si l’on sait regarder plus loin que cette saloperie « d’attitude » et entendre et voir toutes les merveilles qu’il a à offrir.

Et, ce qui m’arrange beaucoup en cette soirée où je suis trop fatigué pour écrire plus, cette musique est suffisamment forte et puissante pour que vous puissiez vous passer de mots pour la commenter …

 
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Publié par le 23 décembre 2010 dans The Masters

 

Across The Universe

Il y a 30 ans, un sale conard a décrété qu’il était John Lennon et qu’il ne pouvait y avoir de place pour deux John Lennon sur terre.

Alors, ce sale conard, après s’être fait signer un autographe le matin du 8 décembre 1980, est allé au pied du Dakota Building le soir, il a attendu John et Yoko et quand ils sont arrivés, les a laissés le dépasser.

Puis, il a dit « Mr Lennon ? »

John s’est retourné.

L’une des questions les plus stupides de mon panthéon de conneries personnelles est de me demander ce que ça faisait d’être John Lennon.

(c’est la photo de lui que j’avais en face de moi, quand j’étais en fac)

Mais, contrairement à d’autres questions tout aussi inutiles qui m’obsèdent quasi-continuellement, je m’arrête de penser à celle-ci dès que j’écoute sa musique.

Je ne vais pas écrire sur ma chanson en cours ce soir, parce que je n’arrête pas d’écouter sa musique et celle des Beatles … et qu’on ne peut pas décemment faire de la musique après ça …

Quand j’étais en fac, je me mettais des petites musiques pour me booster pour LE jour où je flippais pour mes exams (il en fallait au moins un au cours duquel je réagissais comme un vrai étudiant …) et d’autres pour m’endormir.

La seule dont je me souvienne encore aujourd’hui, c’est « Goodnight« .

John l’avait écrite comme une berceuse pour Julian, son premier fils. Il voulait qu’elle sonne « hollywood », comme les grandes comédies musicales des années 50-60 …

Et comme il avait George Martin sous la main … Et un Ringo en état de grâce, qui n’a jamais aussi bien chanté …

Vous avez une merveille devant vous, avec un espace et un souffle absolument gigantesques.

Et vous avez l’impression de voir le monde s’endormir, bordé par ces quatre types extraordinaires …

Goodnight everyone … everybody … everywhere …