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Archives de Catégorie: Miscellanées

In My Life

Je suis toujours aussi fasciné par la façon dont les gens entrent dans ma vie … et sur ce que sont ces gens.

J’ai toujours été persuadé que personne n’entrait dans une vie par hasard. Les évènements récents de ma vie n’ont fait que me le confirmer.

Parfois, je pense à ces vies qui se rencontrent, ces destins abimés qui se « trouvent » par je ne sais quel coïncidence et qui, finalement, ne cherche rien d’autre que la certitude d’être aimé. Je ne juge plus et je ne critique plus ce comportement .. puisque que c’est le mien. Donne moi avant que je te donne. Et ce qui est très idiot, c’est de passer à côté de quelqu’un qui veut vous donner ce que vous attendez …

Je crois que personne ne sort vraiment de la vie de personne. Les séparations ne sont que physiques, parce qu’on n’oublie jamais vraiment les gens. Personne ne mérite d’être oublié.

Je n’ai jamais oublié personne. Je me souviens de tout. Peut-être que c’est l’une des raisons qui fait que je me sens parfois au bord de l’explosion : je ne sais pas trier ni oublier et je garde tout … surtout ce qui est négatif et qui fait du mal.

Hier soir, je discutais de cela avec quelqu’un, qui me demandait pourquoi je n’arrivais pas à avoir dans la « vraie vie » l’assurance que j’ai dans la musique. Je lui ai expliqué que je m’étais bloqué tout seul par toutes les expériences négatives que j’ai vécu … et je me suis rendu compte en le disant que mes souvenirs les plus marquants, c’est-à-dire ceux qui me reviennent le plus facilement à l’esprit, sont tous négatifs et nourrissent la colère quasi-permanente qui est en moi.

J’ai de jolis souvenirs, bien sûr … Mais ils ne sont pas encore majoritaires et occupent un espace trop minime … Peut-être qu’il faudrait que je m’en crée de nouveaux …

Les plus belles choses de ma vie restent dans ma musique. Les beaux souvenirs sont là, les belles choses que j’ai ressenties sont là. Et ça me rassure de réécouter certaines de ces musiques, parce qu’elles me confortent dans le fait que je n’ai pas rêvé, qu’il y a bien eu quelque chose qui a fait naitre cette musique en moi.

Je me sens à l’aise dans ma musique, je m’y sens au chaud et c’est une sensation que je ressens physiquement … en ce moment même d’ailleurs, en écrivant cette note … c’est un espace tout petit et tout chaud, mais qui est toujours là et qui me fera croire toute ma vie que la vie est belle.

Très souvent, j’ai dit que le « vrai » moi se trouve dans ma musique. C’est une façon commode de ne pas avoir à parler de moi … « Ecoute et comprends, si tu comprends pas, c’est que t’es pas branché » … ah merde, c’est Benny B, ça …

Bref.

Cette façon de me cacher ne sert pas à grand chose, si ce n’est à me fermer encore un peu plus, parce que les gens qui écoutent ma musique ne comprennent jamais vraiment ce que j’ai voulu y mettre … Ils ne peuvent pas savoir que j’ai fait telle mélodie pour telle raison, parce que la montée correspond à telle chose ou qu’elle répond à telle autre truc que j’ai mis dans l’harmonie … Que telle instrument est censé représenter un rayon de lumière ou que telle ligne mélodique dessine un soleil … que les battements de coeur sont les miens ou que les 8 lignes de la fin sont les plus belles choses que j’ai composées de ma vie …

J’ai encore du mal à admettre que les gens voient dans une musique (ou dans n’importe quelle autre oeuvre d’art) ce qu’ils ont envie d’y voir … Je le fais moi-même, mais je l’admets très mal pour ma propre musique … ce qui est une source de déception permanente, finalement … outre le fait que ça soit très con, mais c’est une autre histoire.

Le plus important est que ces musiques soient là … et les gens qui les ont inspirées aussi.

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Auto-hagiographie

Ce soir, je suis triste. Oh oui, je suis trop triste sa mère (oh mon dieu, je recommence à parler comme quand j’étais un rappeur super dangereux … la fin approche).

Car oui (cette tournure de phrase est un modèle déposé), je constate que personne, parmi les pourtant nombreux visiteurs de ce blog, ne m’a félicité pour ma musique, ni pour avoir été merveilleux ce matin lors d’un rendez-vous avec une cliente désespérée, pour laquelle j’ai trouvé une solution miracle. Après en avoir expédié une autre tout aussi désespérée (mais moins) en 5 minutes.

Pas une félicitation, pas de bouquet, de numéro perso de Kaley Cuoco, d’invitation à venir jouer ma musique à l’Opéra Garnier … Non. Rien. Même pas de souhaitage de bon anniversaire samedi dernier, en prime time sur la Deux (car oui, j’avais refusé la Une, j’aime pas Voici sur papier, je vais pas l’aimer en télé). Ils ont préféré remettre Champs Elysées à ma place. Honteux.

Cependant, conscient que je suis de ma responsabilité dans ce regrettable état de fait, j’ai décidé d’y remédier, en composant à votre endroit une petite biographie de ma modeste personne. Ainsi, vous connaitrez les évènements marquants de ma si magnifique vie.

Je précise que je vais parler de moi à la troisième personne du singulier, parce que ça fait style que je suis tellement important que j’ai une assistante personnelle à mon service qui rédige ma biographie … Alors que j’ai que 2 secrétaires, qui préfèrent travailler au lieu de m’écouter leur raconter mes conneries anecdotes très intéressantes sur la vie sexuelle des mérous, ou autres animaux à sang chaud, en période hivernale. Honteux.

Kinishao est né en l’an de grâce 1977, le treizième jour du onzième mois.

Tout petit déjà, il présentit des dispositions favorables à la musique. En effet, son pleurage était un pleurage absolu, c’est-à-dire qu’il était en la 440, plus connu comme étant le la 440.

Re-tout petit déjà, son importance avait déjà été repérée par les plus hautes instances, car le reup de Djizeuss (le père de Jésus pour ceux qui parlent pas le djeuns … ) avait décidé qu’il fallait lui faire de la place. Il décidit donc de rappeler à lui Elvis, Charlie Chaplin et John Wayne.

Ce ne fut pas de tout repos, comme en témoigne la reconstitution de la scène à laquelle nos services se sont livrés :

Djizeuss’ father : Bon, fini de rigoler, vous allez devoir mourir maintenant là, les 3 vieux.

Elvis : Fais pas ta pute, là ! J’ai encore des trucs à faire sur la Terre, moi ! Il y a un nouveau truc qui cartonne, le disco ou chais pas quoi … je me sens bien me refaire un nouveau retour, après le « Elvis à Hawai », un petit « Saturday Elvis fever », ça le ferait bien, non ?…

Chaplin : Ouais, et moi aussi, j’aime bien le disco … mais je me sens bien faire un nouveau divorce sanglant et me marier avec une autre petite jeunette, la mienne est trop vieille, elle a déjà 16 ans.

John Wayne : Monde de merde. (bonne chance pour trouver l’allusion …)

DF : Non, c’est moi qui commande. Vous mourrez et puis c’est tout.

Comme vous le constatez, la scène a été d’une rare violence.

Une fois qu’il fut né, Kinishao se mit à composer. Durant les 24 premiers mois de sa vie, il choisissit de s’exprimer dans le domaine pictural, plus précisément avec la peinture sur couche.

Puis, il alla à l’école et ça se passa très bien, puisqu’il décrocha un doctorat de droit, une agrégation de physique biologique, sans oublier sept réussites dans les concours de quelques grandes écoles d’Etat (ENA, ENM, Ecole Normale, Polytechnique, Mines, Saint Cyr et l’école de cuisine du chef de M6 dont j’ai oublié le nom), mais il les refusa toutes, parce qu’il avait juste fait ça pour les refuser, car il aime bien dire non et même refuser. Et aussi dire non. Et refuser.

Après avoir brillamment obtenu toutes ces merdes, il décida d’être un avocat.

Ainsi, en l’an de grâce 2003, il travailla dans un cabinet avec une secrétaire, qui devint très vite sa SCDM (secrétaire chérie de moi – ou secrétaire casserolisée de moi, au choix).

Il devint également une publicité vivante pour Slim Fast et Giorgio Armani.

Et des fois, il faisait du droit.

Il connut quelques réussites (acquittement du capitaine Dreyfus, de Robespierre, de Guillaume Seznec et de son ancienne secrétaire, après qu’il lui eut lui-même intenté un procès pour incitation à la débauche, mais qu’il se soit ensuite senti très honteux et ait décidé de la défendre).

Puis, il décidit d’arrêter d’être un avocat pour faire de la musique.

C’était une très bonne idée, parce qu’il voulait faire de la musique. Donc c’était bien logique qu’il veuille en faire. CQFD.

Donc, il s’arrêtit d’être un avocat et se lançu à la conquête de la capitale de la France, Vichy. Mais comme il trouva que des pastilles, dont il fit une indigestion, il alla à Paris, en zone occupée.

Il eut d’abord la surprise de constater que Paris était très grand. Ca alors, on lui avait jamais dit. Donc il fut surpris.

Puis, il se rendit chez Monsieur Warner Bros, pour faire tout comme Prince, et Monsieur Bros, qui, après l’avoir fait pleurer en lui apprenant qu’il n’avait rien à voir avec le groupe du même nom, lui donna tout de suite un contrat avec plein de zéros et l’adresse de la meilleure agence de call-girls de la place, parce que mon dieu vous pouvez pas rester comme ça il faut faire quelque chose jeune monsieur.

Il enregistra donc de la musique et ça marchit très bien, même que tout le monde l’achetait (par exemple ) et personne la téléchargeait illégalement.

Il fit 28 numéros un avec un seul titre (un de plus que les Beatles qui eux, avaient eu besoin de 27 titres pour faire 27 numéros un) et il fut très célèbre et très très beau.

Puis, il obtenit 13 Grammy awards, dont celui fort inattendu de la plus belle coupe de cheveux.

Il produisa ensuite l’album du grand retour de Richard Gotainer et fut à l’origine du reformage tant attendu des New Kids on the Block.

Et il racheta aussi les Girondins de Bordeaux et il gagna la Ligue des Champions.

Un jour, il rencontra Christina Aguilera. Elle était mariée, mais c’était pas grave, tout le monde sait que les stars sont frivoles. Et menteuses. Et en plus, son mec était un peu un tocard, parce qu’il ne savait même pas que le vrai prénom de Kinishao c’est Guillaume. Donc, pour se venger de cet affront très très humiliant et vesquant, il se la tapa et elle rigola bien.

Puis, il eut sommeil, donc il dormit.