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Archives de Catégorie: Maestros

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It was 32 years ago today …

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He’s only sleeping …

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Espoir …

 

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My Valentine

Chez certaines personnes, la classe est une composante essentielle de leur personnalité, qu’elles ne perdent jamais.

Et dans 50 ans, quand je serai (vraiment) un vieux con, j’expliquerai à mes petits-enfants qu’il n’y a plus jamais eu quelqu’un comme lui.

 
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Publié par le 21 février 2012 dans Maestros

 

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She’s coming down fast

« You may be a lover, but you ain’t no dancer … »

LOOK OUT !!!

 

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Freude, schöner Götterfunken, Tochter aus Elysium …

Voilà, j’ai enfin entendu « en vrai » la Neuvième Symphonie. Ici.

(Le Victoria Hall de Genève).

Dès les premières mesures, j’ai senti un frisson m’envahir, de la tête aux pieds, parce que ça y était, j’allais enfin L’écouter …

Par la suite, au cours des trois premiers mouvements et malgré le fait que je connaisse plutôt bien cette symphonie pour l’avoir écoutée environ 385749035304 fois, j’ai été estomaqué par la beauté de certains passages et surtout par le fait qu’il n’y a pas la moindre baisse d’intensité, de la première à la dernière note : dès le début, on sent et on sait que l’on « entre » dans quelque chose d’immense.

Cette impression se continue ensuite et s’amplifie même jusqu’à la dernière note …

Et puis, est arrivé le quatrième et dernier mouvement, celui qui contient le thème et le choeur de l’Hymne à la Joie.

Dès la première note, nouveau frisson.

Puis, quand les contrebasses et les violoncelles ont commencé à jouer le thème de l’Hymne à la Joie, frissons et grand sourire … Et premières difficultés pour respirer.

Ensuite, les voix sont entrées : le baryton seul, puis la combinaison avec les trois autres, un homme et deux femmes … puis l’entrée du choeur.

J’avais de plus en plus de mal à respirer, parce que je commençais à me sentir véritablement écrasé par la musique.

Et puis, l’orchestre a joué cette extraordinaire partie instrumentale, pendant laquelle on a l’impression que Beethoven allume des feux de joie, qui m’ont totalement submergé, des feux follets, qu’il lance des rayons de lumière dans tous les sens, toujours plus lumineux, et qu’il nous prend par la main, pour nous emmener en courant vers …

Le choeur de l’Hymne à la Joie.

Juste avant, la musique donne l’impression de freiner brutalement, comme si Beethoven nous offrait un léger moment de répit après ce qu’il nous a « imposé » avant.

Et là, aussi débile que ça puisse paraitre, je dois avouer que j’ai eu peur de ce qui allait venir, parce que j’étais déjà au bord de la suffocation …

Donc … coups de frein … léger silence … petit appel des cuivres … le thème joué tout doucement … nouvel appel … encore le thème … dernier appel … le thème qui remonte et …

Et j’ai failli m’étouffer, avoir une crise de vertiges, pleurer, partir en courant et refaire du rap ou devenir notaire et m’inscrire à l’UMP …

Bref, bien plus puissant que tout ce que j’avais pu imaginer et surtout, que tout ce que j’ai entendu jusque là.

Et à la fin, je me suis dit qu’après ça, on ne pouvait plus rien faire. Pas de rappel, (pas d’applaudissements, parce qu’avec une seule main, c’eût été un peu indigne… ou alors sur le plâtre, mais bon …), pas de musique, pas de commentaires …

Parce que, définitivement, il n’y a rien à dire lorsque l’on vient d’entendre la plus grande musique de tous les temps.

 

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O Freunde, nicht diese Töne!

Demain soir, malgré ma main plâtrée et ma voiture en vrac, malgré tous les emmerdements qui vont avec, malgré la fatigue, la surcharge de travail , etc … etc … Malgré tout cela, demain soir, je vais aller me prendre la plus grande claque de ma vie (jusqu’au bébé …).

Demain soir, je vais entendre la Neuvième Symphonie. Inutile que je précise de qui, il n’y en a qu’une que j’écris avec des majuscules.

 

Je me suis toujours dit que, le jour où je l’entendrais « en vrai », je serai totalement écrasé par cette musique.

Je ne vais pas développer, parce que ma main me fait très mal, mais je voulais simplement écrire ici l’importance que cette soirée a pour moi.

Lui, c’est … Lui.

Et demain, je vais me souvenir à quel point l’Homme peut aller haut et combien il peut être beau, parfois.

Et après, je ne pourrai plus faire de musique pendant 6 mois …

Mais ça ne sera pas très grave ce week end.

 

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Vaiology

So … December is back … and so is my emotional whack …

En cette (très) froide deuxième soirée de décembre, où je n’ai eu peur de rien, puisque j’ai bouffé un extraordinaire jambon-purée, j’ai soudainement et très curieusement senti le besoin, après m’être pété le poignet au tennis, d’un peu de calme.

Et pour une fois, j’ai fait un truc intelligent, bien loin de toutes mes nombreuses conduites à risque actuelles : j’ai écouté de la musique.

Depuis quelques temps, je bloque sur Steve Vai.

Steve Vai est un guitariste virtuose, comme il en existe beaucoup, à cette petite différence qu’il est, en plus, un exceptionnel musicien.

Certes, il joue environ 6347657365 notes par seconde (quand il est fatigué), mais il y a une âme magnifique dans ce qu’il joue.

Quand je dis âme magnifique, je ne peux m’empêcher de penser à Emily Dickinson … C’est une poétesse américaine, qui a écrit des poèmes absolument merveilleux … C’est une poésie brûlante, brisée en permanence et renfermant une vie et … je ne trouve pas le mot, c’est une façon de ressentir l’amour qu’elle a caractérisée elle-même dans son poème « une âme en incandescence« .

Ca ne s’explique pas, ça se ressent. J’ai mis en musique trois de ses poèmes, sans aucune difficulté : la musique est venue immédiatement en lisant les poèmes (« Of so divine a loss / we enter but the gain / indemnity for loneliness / that such a bliss has come« ). Je dois probablement être une âme en incandescence, moi aussi …

Steve Vai est l’une de ces âmes en incandescence. Et c’est la raison pour laquelle je suis un grand admirateur de sa musique.

Ce premier extrait s’appelle « I know you’re here« . C’est un peu long, mais ça en vaut CARREMENT la peine … A partir de 6 minutes, le morceau change complètement de dimension et, pour peu que l’on ait un peu de …, on sent la présence de la personne à qui il dit « you know that I know you’re here » …

You’re in my head
I pray for your voice every time I slip away
Though I don’t understand
The reason I’m grounded here in eternity
Help me to save my soul
Surrender to your grace

Take me right where I stand

You know that I know you’re here

Vai a joué avec d’immenses musiciens, le plus célèbre étant Franck Zappa, qui l’avait « recruté » parce qu’il était capable de retranscrire sur partition les improvisations et les solos déjantés des musiciens de Zappa (et de Zappa lui-même …)

Puis, il s’est tourné vers une carrière de guitariste solo et il a délivré quelques petites merveilles …

La plus connue est ce morceau, « For the love of God« .

En dehors de la musique, Vai a beaucoup écrit. Des conseils pour guitaristes, bien évidemment, mais également sur la vie en général, sur la spiritualité …

Vaiology vient de là, de ce que Steve Vai a écrit au cours des années, sur ce qu’il « faut » pour devenir soi-même, pour se rencontrer et cesser de tourner autour du pot, bon ou mauvais.

Il y a surtout cette série d’articles qu’il avait publiée en 1989, intitulée « Martian Love Secrets« .

Non, ce n’est pas le kamasutra version martienne … va falloir chercher un autre fantasme …

Cette série d’articles donnait une sorte de « méthode » pour développer son approche de la musique et, plus simplement, pour s’améliorer en tant que musicien.

L’approche de Steve Vai, comme le titre de cette série l’indique, est très particulière … Au début du premier article, il dit que son approche « est plus mentale, émotionnelle et imaginative que théorique » et que son but est de « développer l’individualité dans la pratique de la guitare« , c’est-à-dire de développer un jeu unique et sans nulle autre pareille.

Il détaille ensuite une approche de la guitare (et de la musique en général, car il n’oublie jamais que la technique ne peut être qu’un outil au service de l’expression musicale …) basée sur la découverte de soi-même et sur l’expression de ce soi.

Ca n’est que de cette façon que l’on peut faire réellement de la musique.

C’est un cliché que de dire que la musique doit sortir de l’intérieur, qu’elle exprime les émotions les plus profondes, blablabla …

Mais la réalité est que très peu de musiciens le font vraiment.

Cet été, lorsque je suis allé voir Prince, j’ai senti dans chacune de ses notes à quel point il était habité par sa musique, à quel point il donnait tout de lui à chaque instant … qu’il se mettait tout entier dans tout ce qu’il jouait, tout le temps, tout le temps, tout le temps …

Regardez ce que je suis, qui je suis. Je vous offre ce que j’ai de plus intime et de plus précieux. Don’t abuse it …

C’est cette même sensation que j’éprouve en écoutant certaines musique de Beethoven ou Mozart, lorsque je secoue la tête en me disant, les larmes aux yeux, « mais c’est pas possible d’avoir fait une musique pareille … »

Finalement, peu importe le moyen pour y arriver. La seule chose qui compte est de trouver ce qu’il y a juste là et de le faire sortir.

Et ça trouvera bien un jour son chemin jusqu’au coeur auquel c’est destiné.

 
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Publié par le 2 décembre 2010 dans Légendes et Héros de la Musique, Maestros