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Archives Mensuelles: novembre 2011

Enfance (2)

Dans ma dernière note, je m’étais arrêté à mes 6 ans. Ensuite, les choses ont un peu changé.

J’ai voulu faire certaines choses, notamment du piano … Mais mes parents avaient décrété que c’était un caprice. Je me rappelle encore du jour et de l’endroit où j’étais quand mon père me l’a dit. Je me rappelle aussi de ses chantages à la con, du style « pas d’accordéon, pas de foot ».

Je hais l’accordéon.

Ensuite, il y a des bribes. La classe de CE1 / CE2, les supers notes en foutant (déjà) rien, le premier jour où j’ai eu mes lunettes et où mes copains étaient jaloux et en voulaient tous une paire …

Les visites chez l’otorhino pour mon oreille gauche qui ne fonctionnait pas très bien.

MES CHEVEUX BOUCLES.

(quelle tragédie)

Je me rappelle d’un voyage en Italie, à Aoste, avec mes parents et mon frère.

Je me rappelle de mon père, qui venait nous voir dans notre chambre, avec mon frère, en faisant le « squelette » : une sorte de monstre qui nous bloquait et le jeu consistait à essayer d’aller allumer la lumière … et quand on y arrivait (rarement … le monsieur était plutôt costaud …), il nous disait qu’il était envoyé par le vrai squelette …

Je me souviens d’un noël où mon frère s’était endormi juste avant les cadeaux et du moment où il s’était réveillé et où je lui avais dit que le père noël était passé pendant qu’il dormait …

Il y avait aussi les cueillettes de châtaignes pendant l’automne, les ruches de mon père (qui faisait du miel TROP BON…).

Les « amoureuses » du primaire, qu’on se « répartissait » entre copains … et le monumental loupé avec celle qui était pour moi, quelques années plus tard, alors qu’elle m’avait tout « donné » sur un plateau … déjà mon immense talent et mon formidable sens de l’à propos avec les femmes …

Et ça suffira pour aujourd’hui. Il n’y a rien de particulier là dedans, juste le sentiment que quelque chose déclinait pour moi, que j’agaçais prodigieusement mon père, quoi que je fasse ou que je dise.

Et maintenant, je ne supporte plus les « manières » que certains peuvent avoir, les fausses démonstrations d’affection ou de proximité.

Et je suis naturellement incapable de voir ou de …

blablablabla.

Voici quelque chose de merveilleux.

C’est « Wonderful », de Brian Wilson.

Et quand il dit « One one wonderful », c’est juste tout ce que je voudrais dire, parce que la façon dont je vois  la vie est toute entière comprise dans ces cinq notes. Et dans l’intention qu’il y met …C’est ce qui m’a empêché de faire n’importe quoi, ce soir.

C’est l’enfance qu’il faut retrouver. Le reste, c’est sans importance, finalement.

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