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Slender Frame

04 Avr

Cette semaine, je vais tenter de créer un de ces petits miracles qui ne cessent de me faire me poser des milliards de questions sur ce que j’aurais dû / devrais faire de ma vie.

Je vais terminer le dernier morceau de mon futur CD et je ferai certainement des petits comptes-rendus de son avancement ici.

Je parle de miracle, parce qu’actuellement, je ne sais pas du tout ce que ça va donner et je me sens incapable de donner à cette musique tout ce qu’elle mérite.

Et puis, comme souvent lorsque je sais que j’ai composé une jolie musique, elle va se construire toute seule … Je vais partir dans mes strates personnelles et tout ira bien.

C’est une musique qui est difficile, parce qu’elle me renvoie aux gouffres que je ressens en moi en ce moment.

Je crois que je n’ai jamais été aussi entouré de ma vie et pourtant, je ne me suis jamais senti aussi seul.

Et ça s’entend dans la musique que je fais. Je ne fais pas que composer de la musique qui le hurle, je le ressens aussi en moi.

C’est amusant, parce que ce que j’avais pressenti, il y a quelques années, si … est en train de se passer actuellement : je vois beaucoup de gens, je n’ai plus passé un week end seul depuis plusieurs mois et pourtant … il n’y a plus qu’une immense mélancolie et une grande lassitude en moi, qui prennent de plus en plus de place.

Je ne vois plus que des gouffres béants. Et ce vide … Je ne vois plus que lui.

Bref.

J’ai donc fait de la musique ce soir. J’ai un peu de mal à avancer, parce que je passe un temps fou dans le choix des instruments, en faisant en sorte que pour chaque partie, je choisisse le meilleur et le plus approprié … Et comme d’habitude, il y a un grand contraste (que je serai surement le seul à remarquer, comme d’habitude) entre la mélodie, qui est plutôt fine, et l’instrumentation, qui alterne entre des instruments très doux et une grosse rythmique très froide et synthétique.

Je n’aurai surement pas trop de la semaine pour terminer cette musique, parce que je n’arrive pas encore à en percevoir tous les aspects et j’ai du mal à la « comprendre » complètement, pour l’instant.

Mais je me suis encore une fois rendu compte à quel point ma musique, depuis des années, me crie que je me mens à moi-même, que la « vie » n’est pas là et que c’est la raison pour laquelle tout ce que j’ai vécu jusqu’ici était perdu d’avance.

Parce que, malgré tous les mensonges que j’ai pu me raconter, il n’y a et il n’y a jamais rien eu là-dedans.

Et c’est bien là le plus difficile à admettre.

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