RSS

Archives Mensuelles: mars 2011

He’s out there right now

Je crois qu’à de très rares exceptions, les relations entre les gens, quelle qu’en soit la nature, sont basées sur un profond égoïsme.

Je ne m’intéresse pas à toi, je m’intéresse uniquement à ce que tu peux me donner. Ou à ce que je peux prendre de toi, à quelque chose que tu as ou que tu es, et dont j’ai « besoin ».

Et c’est ce qui m’autorise à penser, quand tu me quittes : « mais quelle affreuse personne tu es … Comment oses-tu ME faire ça ? Comment peux-tu ME laisser ? Comment oses-tu ME prendre ce que tu me donnais jusque là ? ».

L’autre, avant d’être mon amour (mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour…), est ma solution.

Mais si je t’aimes vraiment, je ne t’en voudrais pour rien. Et je ne te prends rien, tu ne me prends rien, puisqu’on se donne mutuellement. Tu n’es pas là pour combler un manque ou pour me compléter.

Je n’ai pas besoin de toi, je veux simplement t’aimer et être avec toi. Qu’on soit tous les deux.

Tu n’es pas ma « moitié ». On ne fait pas qu’un, puisqu’on est tous les deux. Nous deux.

20110327-120923.jpg

C’est dans les rêves tout ça. Ou, au mieux, sur les pages d’un blog.

Et moi, malgré toutes ces belles phrases et tous ces « raisonnements » de mes deux, je suis comme tout le monde, ça n’est pas dans ce domaine que je suis l’exception.

Parce que là, j’ai juste envie d’un vrai câlin.

 
Poster un commentaire

Publié par le 26 mars 2011 dans Uncategorized

 

Fleurette Africaine

N’est-il pas merveilleux d’entendre tout ce que quelques petits groupes de deux notes peuvent dire ?

On comprend pourquoi il était surnommé « Duke ».

Et pourquoi ce sont les petites choses, à l’intérieur, qui contiennent toutes les réponses que l’on s’évertue à chercher dans des yeux et un sourire que l’on n’oublie pas.

Et que … la musique est décidément le langage qui dit tout ce que les gens comme moi ne savent pas dire.

Surtout à eux-mêmes.

 
Poster un commentaire

Publié par le 24 mars 2011 dans Uncategorized

 

Not Me

C’est étrange de se rendre compte qu’après s’être donné les moyens de ce que l’on souhaite, on reste effrayé, en quelque sorte, devant l’abime que cela génère et par le fait que l’espace que l’on s’est créé est vide.

On se donne toute la force nécessaire, on ouvre les portes et le reste … on sent de plus en plus clairement que tout a toujours été là et qu’il n’y a plus qu’à …

Mais on découvre aussi et surtout qu’il y a quelque chose de glacial et de métallique, là où on ne l’aurait jamais supposé.

 
Poster un commentaire

Publié par le 19 mars 2011 dans Uncategorized

 

Step 2

Ce week-end, j’ai fait pas mal de choses pour ma musique.

Pour commencer, j’ai ouvert mon premier site, en prévision de la sortie de mon premier EP.

Puis, j’ai finalisé la liste des morceaux qui seront sur ce premier EP : il me manquait un titre, qui m’est venu comme par magie … en même temps qu’un autre, qui me nécessitera certainement plus de travail et qui sera sur le prochain.

J’ai finalement décidé de faire une « trilogie », dont la sortie s’étalera sur un an et demi. C’est peut-être court, mais ce format me permettra à la fois de sortir plus de musique et de rester focalisé et actif …

J’ai déjà beaucoup d’idées pour les deux prochains, alors même que le premier n’est même pas complètement enregistré …

Je me suis posé la question de savoir si je devais intégrer dans ce projet d’anciens morceaux. J’ai donc fait quelques écoutes … et certains se sont tout simplement imposés à moi.

D’ailleurs, j’ai eu dans la tête, jeudi dernier, un morceau que j’avais composé il y a environ 3 ans et qui était très important pour moi à cette époque. En l’écoutant, j’ai été frappé par ce que que ce morceau dégage, par cette énergie qui le traversait d’un bout à l’autre … et je me suis souvenu de ce que je voulais y mettre : ce feu intérieur que certains évènements de ma vie avaient éteint.

Celui-ci fait partie des morceaux dont je vais réenregistrer les voix, parce qu’elles manquent de chaleur … et je n’ai plus la même façon de chanter maintenant qu’il y a 3 ans.

J’ai toujours pensé que les habiletés musicales dépérissaient avec l’âge. Je me fiais sur les Beatles, Brian Wilson, Pink Floyd … dont les « efforts » solos ou ultérieurs à leur période dorée étaient largement moins bons, et qui ne retrouvaient jamais la qualité qui était la leur durant cette période.

Mais … il y a des exemples parfaitement contraires, de musiciens qui sont devenus extraordinaires en prenant de l’âge, les deux plus grands étant Beethoven et Mozart, dont j’ai toujours eu le sentiment que toute leur oeuvre, que toute leur vie, était tendue vers la création d’une seule oeuvre.

 

Indemnity for loneliness

Je ne devrais jamais réécouter les anciennes musiques que j’ai faites.

D’abord parce qu’elles me font m’interroger sur l’état de ma santé mentale quand j’ai décidé, il y a plus de dix ans déjà (spéciale cass-dédi au Suprême …), de laisser de côté ma musique pour faire du rap.

Ensuite, quand j’ai décidé, il y a plus de quatre ans déjà, de me prendre la tête en allant m’enterrer au fin fond de la Haute Savoie, plutôt que de faire vraiment de la musique et de devenir la superstar mondiale de la galaxie interplanétaire que j’étais (suis ?…) destiné à être.

Enfin et surtout, parce que ça me retourne le bide à chaque écoute.

Pourquoi ? ne manquerez vous pas de demander … Car vous êtes comme tout le monde, une commère en puissance.

Hé bien, aussi prétentieux que ça puisse paraître, parce que je me demande comment j’ai pu faire une musique pareille et … en être toujours à me lamenter sur les raisons pour lesquelles j’ai pu faire cette musique.

C’est un mélange de colère, de regret et surtout d’immense mélancolie, parce que cette musique voulait vraiment dire quelque chose et débordait de tout ce que je ne suis toujours pas capable de dire (autrement).

Les derniers morceaux que j’ai composés m’ont permis de me rendre compte que je suis en train de raffiner considérablement ma façon de faire ma musique. Je dis raffiner dans le sens où j’arrive très vite à l’essentiel, à dégager la mélodie idéale pour illustrer telle ou telle émotion. Parce que la musique illustre UNIQUEMENT des émotions, quelles qu’elles soient.

Et ainsi, j’arrive très très rapidement à trouver ce que je veux. Ce qui m’évite d’encombrer mon disque dur avec des ébauches de musiques très nulles … Je préfère encombrer mon dictaphone / iPhone avec des idées de mélodies … dont je me resservirai dans 5 ans, probablement …

Tout cela contribue à m’auto-donner des coups de pied au cul et à faire de la musique, plutôt qu’à me plaindre de ne pas en faire assez …

Alors, cette année va ENFIN être l’année où je vais faire un CD de vraie musique (c’est à dire pas du rap … mais qu’il est méchant ce garçon, c’est pas possible, je l’ai toujours su …).

Voilà.

Se pose d’ores et déjà la question des titres que je vais mettre sur ce CD … Il y en a quelques uns qui sont incontournables, notamment les trois derniers que j’ai composés, parce que je les aime bien et que celles qui les ont écoutés (oui, je ne fais jamais écouter ma musique à mes congénères masculins …) les ont beaucoup aimés.

Mais … il y a certains morceaux plus anciens, qui représentent quelque chose pour moi, qui correspondent à une période importante de ma vie ou qui sont « reliés » à quelqu’un de très particulier … et dont je ne sais que faire …

Je ne fais rien par hasard, je ne dis rien par hasard et, s’agissant de la musique, je ne compose pas une note qui ne soit très chargée émotionnellement.

Il me reste environ un mois pour décider quels seront les morceaux sur ce premier CD … qui sera suivi d’un autre peu de temps après, puisque j’ai suffisamment de « matériel » pour en faire 3 ou 4.

Alors, je vais écouter … ré-écouter … ressentir … réfléchir … hésiter … retenir mes larmes … me souvenir … me mettre en colère … sourire … n’écouter personne … aller là où ça fait très mal … regretter … penser à demain … re-sourire …

Et en attendant, j’aurais au moins fait ça de joli.

And the bliss will come.

 

Étiquettes : , , , ,