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Freude, schöner Götterfunken, Tochter aus Elysium …

14 Fév

Voilà, j’ai enfin entendu « en vrai » la Neuvième Symphonie. Ici.

(Le Victoria Hall de Genève).

Dès les premières mesures, j’ai senti un frisson m’envahir, de la tête aux pieds, parce que ça y était, j’allais enfin L’écouter …

Par la suite, au cours des trois premiers mouvements et malgré le fait que je connaisse plutôt bien cette symphonie pour l’avoir écoutée environ 385749035304 fois, j’ai été estomaqué par la beauté de certains passages et surtout par le fait qu’il n’y a pas la moindre baisse d’intensité, de la première à la dernière note : dès le début, on sent et on sait que l’on « entre » dans quelque chose d’immense.

Cette impression se continue ensuite et s’amplifie même jusqu’à la dernière note …

Et puis, est arrivé le quatrième et dernier mouvement, celui qui contient le thème et le choeur de l’Hymne à la Joie.

Dès la première note, nouveau frisson.

Puis, quand les contrebasses et les violoncelles ont commencé à jouer le thème de l’Hymne à la Joie, frissons et grand sourire … Et premières difficultés pour respirer.

Ensuite, les voix sont entrées : le baryton seul, puis la combinaison avec les trois autres, un homme et deux femmes … puis l’entrée du choeur.

J’avais de plus en plus de mal à respirer, parce que je commençais à me sentir véritablement écrasé par la musique.

Et puis, l’orchestre a joué cette extraordinaire partie instrumentale, pendant laquelle on a l’impression que Beethoven allume des feux de joie, qui m’ont totalement submergé, des feux follets, qu’il lance des rayons de lumière dans tous les sens, toujours plus lumineux, et qu’il nous prend par la main, pour nous emmener en courant vers …

Le choeur de l’Hymne à la Joie.

Juste avant, la musique donne l’impression de freiner brutalement, comme si Beethoven nous offrait un léger moment de répit après ce qu’il nous a « imposé » avant.

Et là, aussi débile que ça puisse paraitre, je dois avouer que j’ai eu peur de ce qui allait venir, parce que j’étais déjà au bord de la suffocation …

Donc … coups de frein … léger silence … petit appel des cuivres … le thème joué tout doucement … nouvel appel … encore le thème … dernier appel … le thème qui remonte et …

Et j’ai failli m’étouffer, avoir une crise de vertiges, pleurer, partir en courant et refaire du rap ou devenir notaire et m’inscrire à l’UMP …

Bref, bien plus puissant que tout ce que j’avais pu imaginer et surtout, que tout ce que j’ai entendu jusque là.

Et à la fin, je me suis dit qu’après ça, on ne pouvait plus rien faire. Pas de rappel, (pas d’applaudissements, parce qu’avec une seule main, c’eût été un peu indigne… ou alors sur le plâtre, mais bon …), pas de musique, pas de commentaires …

Parce que, définitivement, il n’y a rien à dire lorsque l’on vient d’entendre la plus grande musique de tous les temps.

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2 réponses à “Freude, schöner Götterfunken, Tochter aus Elysium …

  1. captaine lili

    14 février 2011 at 20 h 31 min

    C’est dommage tout de même que la plus grande musique de tous les temps t’écrase plutôt que te porte… mais j’aime bien comme tu en parles.

     
    • Kinishao

      14 février 2011 at 20 h 42 min

      Elle me tire vers le haut, c’est sûr… Mais elle est écrasante en ce sens que, pour un musicien, c’est inimaginable d’écrire une musique pareille…

       

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