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The SM Connection – Part. 1

19 Jan

Ces derniers temps, pour une raison qui m’échappe totalement, j’ai eu envie de refaire un peu de rap.

Je précise que je fais juste la musique, je hurle pas contre la société qu’elle m’a fait trop du mal et qu’elle est trop injuste.

Et, fort pas curieusement du tout, j’ai repensé au merveilleux groupe de rap dans lequel j’officiais quand j’étais en fac et qui répondait au doux nom de Sound Mafia. Ou, pour les putes intimes, la SM.

Et là, soudainement, je me dis que depuis le départ, tout était dans les initiales.

Et, comme je suis d’humeur putassière joyeuse ce soir, je m’en vais vous conter l’histoire du désormais mythique groupe Sound Mafia.

Tout commença en l’an de grace 1998. Tout allait bien en ce beau pays de France, les bleus venaient d’être champions du monde, je venais d’avoir ma deuxième année, j’alimentais régulièrement mon obsession amoureuse du moment qui répondait au prénom de Marylin, je lui faisais tous pleins de musique qu’elle n’a jamais entendues …

Quant, à la fin de l’année, après une explication absolument merveilleuse et pas du tout surréaliste avec la susnommée Marylin, un … une … heu … une entité articulée et parlante vint me faire une proposition qui devait changer ma vie.

Veux-tu faire la musique pour mon groupe de rap ?

A cette époque, il n’avait pas encore été porté à ma connaissance l’existence du mot « non ».

Je disa donc oui et je le regrettit durant les dix années qui suivirent.

Nous commençâmes donc à faire du hip hop, car, comme chacun sait, « hip hop you don’t stop ».

Ca, pour dontstopper, on a dontstoppé …

Au duo originel vint se greffer un monsieur au style plutôt tranquille et discret … tellement discret qu’on le voyait même pas aux répétitions. Certaines mauvaises langues allèrent jusqu’à dire que c’était parce qu’il n’y mettait jamais les pieds. Vous aurez compris que, naturellement, je ne suis pas de celles-là. Je suis une très bonne langue. A ce qu’on m’en a dit.

Bref.

Ce fut le premier déchirement. Il nous quitta.

Mais, le rappeur restant, dont j’aurai à reparler TRES abondamment prochainement, n’était jamais sans idées et me ramena 3 types merveilleux, qui apportèrent avec eux le nom de cette merveilleuse épopée : SM.

J’aurais dû m’en douter … J’aurais dû m’en douter …

Tout commença trop super bien, car nous avons eu la trop bonne idée de gagner le premier tremplin auquel nous avons participé, avec des titres entrés dans la légende, tels que « Enfant de pleine lune », « Bing bing » (avec son merveilleux refrain : « bing bing dans la tête on fait péter les flingues, bing bing dans la tête pour un truc de dingues » … magnifique) et bien entendu le chef d’oeuvre de l’époque, « SM sous l’effet du bédo » et son cri anti-FN désormais bien pas connu : « on joue aux fléchettes sur l’affiche des fachos ». Quelle incroyable force dans l’engagement politique, convenez-en.

Je saigne du nez, là.

Mais, car il y a TOUJOURS eu un mais avec ce groupe, le succès nous monta un peu à la tête et nous commençâmes alors à faire un peu n’importe nawak.

En effet, par un beau jour de décembre 1999 … l’un de nous a eu la bonne idée de se la jouer « vous pouvez pas comprendre … J’L’AIIIIIIIIIIIME !!!!! »

Bon, dit comme ça, surtout venant de moi, ça a l’air beau, tout ça …

Mais en fait non.

Parce que c’est là que j’ai commencé à devenir un traitre.

Pas en faisant des coups de pute, non non. Juste en faisant rien. En existant.

Ma seule présence était la justification de ma traitrisation.

Dans les années à venir, j’ai tenu avec une régularité métronomique mon rôle de traitre, avec une petite variante.

Je faisais toujours rien, eux revenaient pour me dire que finalement, ils avaient décidé que je n’étais plus un traitre et qu’ils voulaient bien à nouveau me faire l’immense honneur de faire de la musique avec eux.

Tout mec normalement constitué les aurait envoyés bouler. Mais, comme je dispute à Steevy Boulay le titre d’empereur des cons, je disais toujours oui. Parce que je croyais que les gens changent. Alors que j’avais la preuve avec MOI MEME que les gens changent pas. Déjà parce que je finissais toujours par redevenir un traitre, et également parce que ma conviction du changisme des gens prouvait par elle-même sa fausseté, vu que eux ne changeaient pas et moi non plus (traitre, pour ceux qui suivent pas)

Donc, après avoir de nouveau fait des grands projets de domination du monde rapologique, au bout de 6 mois (non … 3 mois en fait … voire 2 … ou 1), je redevenais un traitre.

En gros, ça partait en cacahuettes dans le groupe, parce que blablablablabla, et comme je cédais toujours à leurs caprices … et aussi un peu parce que j’étais le plus faible physiquement, il faut bien le dire … hé ben … you are the traitre !!

Donc, pour résumer le vide qui précède, quoi que je fasse (et en général, je faisais rien), c’était toujours moi le traitre.

Dans la suite des aventures de la SM, je vous raconterai comment on chasse la biche au lasso ou, selon mon humeur, comment on excluait les gens du groupe, ou, si je suis d’humeur chafouine, les différents blazes du groupe.

On va trop se marrer. Youpi.

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