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Vaiology

02 Déc

So … December is back … and so is my emotional whack …

En cette (très) froide deuxième soirée de décembre, où je n’ai eu peur de rien, puisque j’ai bouffé un extraordinaire jambon-purée, j’ai soudainement et très curieusement senti le besoin, après m’être pété le poignet au tennis, d’un peu de calme.

Et pour une fois, j’ai fait un truc intelligent, bien loin de toutes mes nombreuses conduites à risque actuelles : j’ai écouté de la musique.

Depuis quelques temps, je bloque sur Steve Vai.

Steve Vai est un guitariste virtuose, comme il en existe beaucoup, à cette petite différence qu’il est, en plus, un exceptionnel musicien.

Certes, il joue environ 6347657365 notes par seconde (quand il est fatigué), mais il y a une âme magnifique dans ce qu’il joue.

Quand je dis âme magnifique, je ne peux m’empêcher de penser à Emily Dickinson … C’est une poétesse américaine, qui a écrit des poèmes absolument merveilleux … C’est une poésie brûlante, brisée en permanence et renfermant une vie et … je ne trouve pas le mot, c’est une façon de ressentir l’amour qu’elle a caractérisée elle-même dans son poème « une âme en incandescence« .

Ca ne s’explique pas, ça se ressent. J’ai mis en musique trois de ses poèmes, sans aucune difficulté : la musique est venue immédiatement en lisant les poèmes (« Of so divine a loss / we enter but the gain / indemnity for loneliness / that such a bliss has come« ). Je dois probablement être une âme en incandescence, moi aussi …

Steve Vai est l’une de ces âmes en incandescence. Et c’est la raison pour laquelle je suis un grand admirateur de sa musique.

Ce premier extrait s’appelle « I know you’re here« . C’est un peu long, mais ça en vaut CARREMENT la peine … A partir de 6 minutes, le morceau change complètement de dimension et, pour peu que l’on ait un peu de …, on sent la présence de la personne à qui il dit « you know that I know you’re here » …

You’re in my head
I pray for your voice every time I slip away
Though I don’t understand
The reason I’m grounded here in eternity
Help me to save my soul
Surrender to your grace

Take me right where I stand

You know that I know you’re here

Vai a joué avec d’immenses musiciens, le plus célèbre étant Franck Zappa, qui l’avait « recruté » parce qu’il était capable de retranscrire sur partition les improvisations et les solos déjantés des musiciens de Zappa (et de Zappa lui-même …)

Puis, il s’est tourné vers une carrière de guitariste solo et il a délivré quelques petites merveilles …

La plus connue est ce morceau, « For the love of God« .

En dehors de la musique, Vai a beaucoup écrit. Des conseils pour guitaristes, bien évidemment, mais également sur la vie en général, sur la spiritualité …

Vaiology vient de là, de ce que Steve Vai a écrit au cours des années, sur ce qu’il « faut » pour devenir soi-même, pour se rencontrer et cesser de tourner autour du pot, bon ou mauvais.

Il y a surtout cette série d’articles qu’il avait publiée en 1989, intitulée « Martian Love Secrets« .

Non, ce n’est pas le kamasutra version martienne … va falloir chercher un autre fantasme …

Cette série d’articles donnait une sorte de « méthode » pour développer son approche de la musique et, plus simplement, pour s’améliorer en tant que musicien.

L’approche de Steve Vai, comme le titre de cette série l’indique, est très particulière … Au début du premier article, il dit que son approche « est plus mentale, émotionnelle et imaginative que théorique » et que son but est de « développer l’individualité dans la pratique de la guitare« , c’est-à-dire de développer un jeu unique et sans nulle autre pareille.

Il détaille ensuite une approche de la guitare (et de la musique en général, car il n’oublie jamais que la technique ne peut être qu’un outil au service de l’expression musicale …) basée sur la découverte de soi-même et sur l’expression de ce soi.

Ca n’est que de cette façon que l’on peut faire réellement de la musique.

C’est un cliché que de dire que la musique doit sortir de l’intérieur, qu’elle exprime les émotions les plus profondes, blablabla …

Mais la réalité est que très peu de musiciens le font vraiment.

Cet été, lorsque je suis allé voir Prince, j’ai senti dans chacune de ses notes à quel point il était habité par sa musique, à quel point il donnait tout de lui à chaque instant … qu’il se mettait tout entier dans tout ce qu’il jouait, tout le temps, tout le temps, tout le temps …

Regardez ce que je suis, qui je suis. Je vous offre ce que j’ai de plus intime et de plus précieux. Don’t abuse it …

C’est cette même sensation que j’éprouve en écoutant certaines musique de Beethoven ou Mozart, lorsque je secoue la tête en me disant, les larmes aux yeux, « mais c’est pas possible d’avoir fait une musique pareille … »

Finalement, peu importe le moyen pour y arriver. La seule chose qui compte est de trouver ce qu’il y a juste là et de le faire sortir.

Et ça trouvera bien un jour son chemin jusqu’au coeur auquel c’est destiné.

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2 Commentaires

Publié par le 2 décembre 2010 dans Légendes et Héros de la Musique, Maestros

 

2 réponses à “Vaiology

  1. Kiao

    8 mai 2011 at 9 h 39 min

    Un petit message pour dire que les traductions de « Martian Love Secrets » sont en ligne sur le site de la communauté française de Steve Vaï : http://www.stevevai.fr
    A bientôt

     
  2. Kinishao

    8 mai 2011 at 10 h 09 min

    Merci pour l’info, je viendrai y faire un petit tour !

     

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