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Archives Mensuelles: décembre 2010

The day the music died

« The day the music died » est le jour où Buddy Holly est mort dans un accident d’avion, en février 1959.

Cette phrase vient d’une très belle chanson de Don McLean, « American Pie« , qui avait été reprise par Madonna il y a quelques années.

Il y a deux erreurs dans cette phrase : la première, Buddy Holly n’est pas la musique (je ne la suis pas non plus, d’ailleurs …). C’était un très bon musicien, qui aurait probablement fait une très grande carrière s’il n’était pas mort à 23 ans (quoi que … ces suppositions sur ce que tel aurait pu faire si … c’est la même chose pour Syd Barrett ou Jimi Hendrix … en réalité, ça fait juste écrire les critiques et naître des mythes, plus ou moins justifiés) … C’était aussi l’idole de Paul McCartney … mais de là à dire que la musique est morte avec lui …

Deuxième erreur, la musique n’est jamais morte et ne le sera jamais.

Pourtant, elle a fait un arrêt cardiaque le 5 décembre 1791.

Il est mort comme un chien, enterré comme un chien dans la fosse commune du cimetière communal de Vienne … alors qu’il venait de composer, en quelques années, La Flute Enchantée, la Symphonie n°40 (avec son extraordinaire début, qui dit tout ce que Mozart était … et qui me fait pousser un immense soupir de découragement à chaque fois que je l’écoute, parce que je ne comprendrais jamais comment on a pu laisser mourir comme ça celui qui a composé une telle merveille … « Mia Speranza Adorata »), le début de son Requiem .. ou l’Ave Verum Corpus.

Elle a subi un deuxième arrêt cardiaque le 26 mars 1827.

Lui … Je ne sais plus quoi dire, qui ne soit pas grandiloquent à propos de lui. Je pense juste au deuxième mouvement de la Septième Symphonie ce soir, avec ses … je ne sais quoi, qui se croisent et s’entrecroisent.

Bref.

Le problème, lorsque j’écoute cette musique, est que je ne peux plus continuer ce que je suis en train de faire, parce qu’elle me bloque complètement et que je me sens presque honteux de faire autre chose que de l’écouter. C’est certainement le genre de sensation qui fait écrire ou dire des conneries du style « ça me parle« .

Elle fait remonter à la surface une nostalgie de quelque chose que je ne sais pas nommer et que je ne connais même pas. Un peu comme ces passés qui ne sont pas les miens et qui pourtant me font souffrir.

A la fin du refrain de « American Pie« , Don McLean dit « This will be the day that I’ll die« , qui est une allusion à une chanson de Buddy Holly.

Avant que je lise les paroles correctes, je pensais que cette phrase faisait référence à quelque chose qui, si on le lui disait, le ferait mourir. Je trouvais que la musique était en outre parfaitement adaptée à cette idée …

Mais ça n’était pas ça.

Aujourd’hui, je sais que la musique ne mourra jamais, parce que, comme le Monsieur avec les gros sourcils juste au dessus l’a dit, elle emprunte ce chemin : « venue du coeur, puisse-t-elle retourner au coeur« .

Mais si elle venait à ne plus l’emprunter, this will be the day that I die.

 

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Sly … So So Stone

Après une semaine particulièrement mouvementée et éprouvante, j’avais envie d’écrire une note sur mon métier et de parler de la façon d’aborder le métier d’avocat, dans certains cas très « sensibles ».

Et puis, en revenant chez moi, j’ai écouté Sly Stone … et j’ai changé d’avis.

Sly Stone est l’un des plus grands musiciens de la musique noire. Sans lui, pas de Prince.

Il y a bien entendu d’autres légendes de la musique noire, plus connus que lui, mais Sly a  été le premier à concevoir la musique comme un gigantesque melting-pot : noirs, blancs … soul, funk, jazz, rock …

Sans Sly Stone, pas de Prince (le premier qui maudit Sly Stone pour ça, il sort direct …).

Il a éclaté à la face du monde en 1969, au festival de Woodstock, avec une version totalement ecstatique et survoltée de « Wanna take you higher » :

Cette chanson est littéralement habitée. Hormis le riff de guitare du début et qui revient de temps en temps, elle tourne sur une seule note de basse, qui crée une sorte de vrombissement permanent, de chaudron rythmique et profondément sensuel au dessus duquel Sly et son groupe hurlent leurs incantations … and take you higher higher higher …

Dans son groupe, Sly Stone disposait d’une arme redoutable : son bassiste, Larry Graham, inventeur du slap.

Le slap, c’est ce petit claquement de la basse que vous pouvez entendre sur cette tuerie intergalactique, « Thank you falletin me be Mice Elf again »

Comme « Wanna take you higher« , ce morceau tourne sur une seule note de basse du début à la fin.

Mais, si « Wanna take you higher » est un morceau qui vous prend à peu près tout le corps, « Thank you … » parle clairement à votre bassin. Le groove de basse est une honteuse incitation au crime …

Sly Stone n’a pas uniquement fait des bombinettes ultra-funky, il a également composé des chansons plus pop, mais toujours habitées par une intense énergie vitale et une foi en quelque chose de … je sais pas quoi, mais qui me touche à chaque fois.

Parmi mes préférées, il y a « Everyday People », qui a été samplée dans les années 90 par Arrested Development, qui l’avait fort originalement  rebaptisée … « People Everyday » …

Malgré la qualité pourrie de la vidéo et les superbes coupes afro (c’est la jalousie qui me fait écrire ça …), la musique est toujours aussi exceptionnelle.

Et il y a cette ligne qui résume, pour moi, tout ce qu’est la musique : une sublimation des richesses et des beautés de son auteur, mais également de ses faiblesses et de ses peurs.

« Sometimes I’m right and I can be wrong
My own beliefs are in my song
 »

Ca fait écrire des choses très niaises la musique, parfois …

Et puis, il y a cette merveille … « Everybody is a star« .

C’est l’une de mes chansons préférées, tous musiciens confondus, parce qu’elle correspond peut-être encore mieux que la précédente à tout ce que peut être la musique, cette simplicité absolue, cette naiveté touchante qui feront toujours qu’un vrai musicien restera toujours un petit enfant rêveur …

« Everybody is a star
I can feel it when you shine on me
I love you for who you are
Not the one you feel you need to be
Ever catch a falling star
Ain’t no stopping ’til it’s in the ground
Everybody is a star
One big circle going round and round
 »

C’est une chanson extraordinaire, parce qu’elle vous laisse croire à chaque écoute que tout ce qu’elle dit est vrai … et j’adorerai toujours ce genre de musique.

Et puis, quand Sly vous chante « shine shine shine ! » … il n’y a plus rien à dire, il suffit de sourire et … de briller.

Malheureusement, Sly Stone s’est arrêté de briller dans les années 70, noyé dans des excès de paranoïa de plus en plus violent et dans une tentative hélas réussie de justifier son nom de scène …

Mais sa musique parle de tout ce qu’il est, si l’on sait regarder plus loin que cette saloperie « d’attitude » et entendre et voir toutes les merveilles qu’il a à offrir.

Et, ce qui m’arrange beaucoup en cette soirée où je suis trop fatigué pour écrire plus, cette musique est suffisamment forte et puissante pour que vous puissiez vous passer de mots pour la commenter …

 
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Publié par le 23 décembre 2010 dans The Masters

 

10 chansons pour vous aider à vous endormir paisiblement

Après avoir écrit ma note « Across The Universe« , que j’avais terminé par la chanson des Beatles, « Goodnight« , j’ai pensé à d’autres chansons que j’ai écoutées lorsque j’avais du mal à m’endormir.

J’ai donc décidé d’en rassembler certaines dans cette note, en espérant que ces chansons auront le même effet apaisant sur vous que sur moi.

Certains pourraient trouver ces musiques trop doucerettes … mais je ne vois pas pourquoi, avant de dormir, l’on s’imposerait de la musique qui ferait autre chose que réchauffer le coeur.

Par avance, désolé pour les vidéos EMI qui ne se laissent pas lire ailleurs que sur Youtube …

10. Bang Gang – Inside

Cette chanson est magnifique … Je l’ai « rencontrée » au cours d’une période extrêmement difficile pour moi, où toute ma vie partait en miettes, en raison de choix plutôt malheureux. Et une amie m’a un jour envoyé le lien vers cette superbe musique. Et j’ai pu l’entendre résonner au plus profond de mon coeur.

« Find me inside every heartbeat, inside every worry … Keep me in your heart again … »

9. Peter Gabriel & Kate Bush – Don’t Give Up

Lorsque j’étais en fac et que j’étudiais (très très sérieusement…) le droit, je n’ai jamais eu le moindre doute sur ma capacité à réussir mes examens, aussi surprenant que cela puisse paraitre lorsque l’on me connait.

Mais il y avait toujours un soir, peu avant le début des examens, où j’étais envahi par toute une série de doutes … Et invariablement, je recourais au même rituel pour faire disparaitre ces angoisses : écouter Don’t Give Up, puis Push It de Garbage …

Le résultat était toujours parfait, puisque je me réveillais le lendemain à nouveau rempli de mes certitudes … Et j’ai obtenu tous mes exams.

Le seul moment où je retrouve cette assurance et cette certitude de ne pas me tromper est celui où je compose : je suis absolument CERTAIN de ce que je fais, certain que la musique que je suis en train de choisir est la plus adaptée à ce que je veux dire. Puis, la vie recommence …

8. Massive Attack – Protection

Le clip, réalisé par Michel Gondry, est tout simplement parfait : ce long plan séquence reflète d’une façon extrêmement sensible cette terrible solitude urbaine qui parcourt la musique.

Cette chanson est très paradoxale : elle mêle une sensation de grande solitude avec une chaleur très réconfortante …

« ‘l’ll stand in front of you, I’ll take the force of the blow … Protection. »

Ecoutez cette chanson blotti(e) sous vos couvertures et vous comprendrez ce que signifie cette Protection.

7. Tears For Fears – Famous Last Words

J’ai toujours beaucoup aimé Tears For Fears … au contraire de ma mère, qui a dû subir leur album « The Seeds Of Love » TOUS LES MIDIS pendant 6 mois …

Cet album contient certains des plus grands tubes de Tears For Fears, notamment « Sowing The Seeds Of Love » et « Advice For The Young At Heart » … et se termine par « Famous Last Words« .

Cette musique contient en elle beaucoup de « fins » : la fin de l’album (avec les bruits de fond au début, qui m’ont toujours fait penser aux ingénieurs du son qui débarrassent le studio …), la fin du groupe (qui s’est séparé peu de temps après la sortie de l’album) ou la fin d’un espoir … et la naissance d’un autre, parce qu’il n’existe pas de fin sans renouveau.

6.The Beastie Boys – I Don’t Know

Le titre de cette chanson peut sembler bizarre au regard de ce que j’ai écrit en introduction de cette note, sur le fait d’écouter des chansons qui réchauffent …

C’est pourtant l’effet que cette chanson m’a toujours fait. Elle parle de ces doutes, de ces peurs que l’on a et qui nous empêchent d’avancer … et de cette « distant peace of mind » qui nous permet, malgré tout, de relativiser toutes les décharges émotionnelles que cela nous inflige.

Et le « tu tu tu tu tu tu » est l’une des choses les plus libératrices que j’ai jamais entendues …

5. John Coltrane – Naïma

John Coltrane est un génie, un génie et surtout un génie.

Naïma est un morceau qu’il a composé pour sa première femme. Et je me suis toujours demandé comment écrire une chanson d’amour plus belle, plus intense et plus expressive.

Je n’ai toujours pas trouvé.

4. The Beatles – Goodnight


Ce morceau a déjà fait l’objet d’une précédente note. Je ne développerai donc pas plus et me contenterai de rajouter que ce morceau vous montre les étoiles … ce qui est fort agréable à l’orée du sommeil …

3. Miles Davis – Concierto de Aranjuez

Cet extraordinaire morceau se trouve sur le fameux album « Sketches Of Spain » de Miles et est l’un de mes morceaux préférés, tout court.

Le monde qu’il ouvre à chaque écoute vaut tous les remous intérieurs que vous causera l’écoute d’une telle musique. Vous passerez par une telle multitude d’états émotionnels, que vous aurez l’impression d’avoir compris quelque chose de la vie …

2. Wolfgang Amadeus Mozart – L’air de la reine de la nuit

Je suis clairement TRES intimidé lorsqu’il s’agit de parler de celui qui a composé cette merveille (pareil pour celui qui va suivre) … et j’en ai déjà les larmes aux yeux, tant je n’arrive pas à comprendre comment il a pu atteindre de tels sommets de beauté, dans le monde dans lequel il a vécu.

Cette musique a été HONTEUSEMENT utilisée dans une pub pour du riz … C’est le passage le plus extraordinaire qui a été retenu, celui de l’air de la Reine de la Nuit. C’est un extrait du dernier opéra de Mozart, « La Flûte enchantée« .

Le morceau commence par une colère de la Reine de la Nuit, qui s’énerve contre sa filleule et la menace de la renier si ele ne poignarde pas Zarastro … et ensuite … si vous ne comprenez pas avec ce qui suit pourquoi Mozart est le plus grand musicien (bis …) de tous les temps, si vous ne comprenez pas que la musique peut vous dévaster et à l’instant suivant, vous emmener au ciel … je ne peux rien faire pour vous.

1. Ludwig Van Beethoven – Final de la Neuvième Symphonie

Là, ce n’est même plus de l’intimidation, c’est de la vénération …

Si Mozart représente le côté féminin de la musique, Beethoven en est le côté masculin, le côté « je peux pas procréer, donc je vais composer la musique de la vie« . (oui, certains hommes sont très modestes et pas du tout mégalos).

Cette première partie commence avec le chaos du monde … puis sa lente reconstruction … avant la montée extatique vers l’Hymne à la Joie … Je ne vois pas ce que je pourrais dire sur une telle perfection musicale, artistique, émotionnelle, humaine … Jamais rien n’est allé aussi haut et jamais rien ne pourra atteindre une telle hauteur.

La seconde partie est moins connue (sauf si vous vous souvenez de « Will you be there » de Michael Jackson, sur son album Dangerous, qui avait emprunté une partie des choeurs, en « oubliant » de préciser que Beethoven en était le compositeur …), mais n’en contient pas moins des passages d’une beauté exceptionnelle.

Les choeurs notamment, disent tellement de choses sur la beauté de l’âme humaine et de ses aspirations les plus nobles …

Venue du coeur, puisse-t-elle arriver jusqu’au coeur : c’est ce que Beethoven écrivait en marge de sa Missa Solemnis.

Je crois que ce qui caractérisent les grands musiciens est cette foi indestructible en la beauté de l’âme humaine, cet espoir invincible que, un jour, tout sera beau et harmonieux.

La Neuvième Symphonie est la plus belle illustration de cette foi et de cet espoir.

J’espère que vous lui donnerez la chance de vous atteindre.

 
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Publié par le 19 décembre 2010 dans La Musique Classique, Les 10 meilleurs ...

 

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Song In Progress 4 – « November Falls »

Je sais, je n’ai pas écrit vendredi et samedi … Mais j’étais très occupé, notamment par la composition de cette fameuse chanson …

Vous pouvez commencer par revoir toutes les étapes de la composition :

C’est assez particulier pour moi de relire ces articles et de revivre ces différentes étapes, même si elles ne sont pas spécialement anciennes : j’ai l’impression qu’il s’agit d’une autre personne qui a écrit tout cela. Je suis parti dans plusieurs directions et finalement, je suis arrivé à un endroit totalement différent de celui auquel je pensais au départ, que ce soit musicalement ou au niveau des paroles.

Et … voici donc le résultat de cette semaine : « November Falls« .

Pour paraphraser Prince, c’est « Composed, produced, arranged and performed by Kinishao » …

Je ne vais pas faire le coup du « c’est très différent de ce que je fais habituellement« , parce qu’en ce moment, je ne fais que des choses différentes …


MusicPlaylist
Music Playlist at MixPod.com

Si jamais ça ne marche pas, le morceau est aussi écoutable en cliquant ici : November Falls.

J’y aurai donc passé toute la semaine … les paroles ont été moins difficiles que d’habitude à écrire … et je pensais avoir du mal à trouver la funk nécessaire à cette musique.

Mais là encore, tout est venu très rapidement (bon … il y a eu quelques petits tâtonnements à la guitare …).

Les prises de voix sont quasiment des premières prises, comme ça peut s’entendre par moments … mais pour une fois, je n’ai pas eu envie de tout refaire parfaitement, histoire d’humaniser un peu cette musique.

Il y a pas mal de corrections à apporter, notamment au niveau du mixage, mais l’essentiel est là … et je voulais absolument relever le challenge que je m’étais lancé et terminer la composition et l’enregistrement de cette chanson en une semaine …

Je dois dire que je l’aime beaucoup … Je pensais faire une petite chanson pop avec un rythme qui tape, mais finalement, la musique est partie toute seule dans une direction que je ne cherchais pas forcément.

Non, je n’ai pas pris de drogues ni, bu je ne sais quoi, la musique fait VRAIMENT ce qu’elle veut. Ou alors, c’est mon inconscient qui la dirige … Bref, peu importe, je suis content du résultat …

Je ne vous mets pas les paroles, parce que c’est une chanson pop et que la musique est bien plus importante que ce que je peux raconter. Et puis … ça vous fera une bonne raison pour apprendre l’anglais.

Et profitez en, je ne posterai plus de nouvelle musique avant d’avoir terminé d’enregistrer la totalité de la musique prévue pour mon album, c’est à dire probablement pas avant 6 mois au mieux.

D’ici là…

J’espère que « November Falls » vous plaira …

 
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Publié par le 12 décembre 2010 dans Kinishao's Music, Song In Progress

 

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Song In Progress 3

La nuit dernière, j’ai fait un rêve très surprenant, avec une mini-héroïne inattendue, rêve que j’aurais voulu plus réel.

On ne sait jamais, tout gros malin que l’on se croit, comment les choses vont tourner et l’on a envie, devant sa propre connerie, de se dire bravo …

Les coups de colère – et leurs conséquences – se retournent toujours contre leur auteur, souvent de façon démultipliée. Un bon coup dans le nez, rien de tel.

Alors, ce rêve est surement une façon de me dire que, finalement, je suis toujours la première victime de ma propre violence. Et voilà.

Ce soir, après une pause lennonienne hier soir, je me remets à l’écriture de ma fameuse chanson et de ses paroles, surtout, puisque la musique est terminée.

De toutes façons, je vais avoir du temps pour terminer les paroles demain matin, puisque je suis doublement puni : je dois aller dans le nord de la Drôme, pour y subir une formation. Je HAIS les formations, surtout quand elles sont obligatoires, ça me rappelle la fac et j’en ai gardé l’un des réflexes : au bout de 3 minutes et quel que soit le thème (même s’il m’intéresse a priori), je décroche et je commence soit à lire, soit à jouer avec mon iPhone, soit à écouter de la musique (grâce à une technique très au point de rentrage de l’écouteur dans ma manche et d’appuyage de ma tête sur mon coude, de façon à ce que l’écouteur tombe pile dans mon oreille … super efficace), soit à mater … enfin non, je faisais ça uniquement quand j’étais en fac, hein … Bref, je vais me faire chier, mais pour une fois, je ferai quelque chose d’intelligent.

Depuis deux ou trois jours, j’ai dans la tête (en ce moment même d’ailleurs), une chanson que j’ai composée il y a un peu plus de trois ans et qui s’appelle « Live in me again« .

Vous pouvez l’écouter ici.

C’est un morceau que j’aime beaucoup, pour plusieurs raisons.

D’abord, parce que le refrain me plait beaucoup … Et parce que la structure de la musique est pas mal foutue.

Ensuite, parce qu’elle correspond à une période de ma vie très difficile et que cette musique est l’une des choses qui m’a permis d’en sortir.

Enfin, parce que cette musique contient en elle toute l’énergie qui bouillonne au fond de moi et que je m’évertue à retenir, pour des raisons qui m’échappent totalement. J’ai toujours vu cette musique comme un canal d’énergie très lumineux qui s’ouvre EN GRAND et qui est censé libérer tout ce qu’il y a à l’intérieur, pour donner accès à ce fameux espace que je recherche tant. Et mon dieu que la phrase précédente est trop longue, trop lourde et trop pédante.

Cette chanson est en réalité un appel à moi-même pour sortir du mode de fonctionnement dans lequel je me suis enfoncé depuis des années et qui peut se résumer à :

Bref.

Cette musique, plus le rêve de la nuit dernière … I don’t know what to do.

Alors , la meilleure chose à faire dans un tel cas est de faire sortir ce qui bouillonne à un point tel, que je n’arrive pas à l’exprimer …

Mais si je force un peu, je fais comme ce soir et je termine un couplet, un « pont » et la moitié du refrain.

Et si je suis sage, j’aurais terminé le refrain avant de faire dodo et demain, je fais le deuxième couplet … et je médite toute la matinée sur l’opportunité d’un troisième.

« Well that’s the way that I want it to stay and I always want it to be that way … »

 
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Publié par le 9 décembre 2010 dans Kinishao's Music, Song In Progress

 

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Across The Universe

Il y a 30 ans, un sale conard a décrété qu’il était John Lennon et qu’il ne pouvait y avoir de place pour deux John Lennon sur terre.

Alors, ce sale conard, après s’être fait signer un autographe le matin du 8 décembre 1980, est allé au pied du Dakota Building le soir, il a attendu John et Yoko et quand ils sont arrivés, les a laissés le dépasser.

Puis, il a dit « Mr Lennon ? »

John s’est retourné.

L’une des questions les plus stupides de mon panthéon de conneries personnelles est de me demander ce que ça faisait d’être John Lennon.

(c’est la photo de lui que j’avais en face de moi, quand j’étais en fac)

Mais, contrairement à d’autres questions tout aussi inutiles qui m’obsèdent quasi-continuellement, je m’arrête de penser à celle-ci dès que j’écoute sa musique.

Je ne vais pas écrire sur ma chanson en cours ce soir, parce que je n’arrête pas d’écouter sa musique et celle des Beatles … et qu’on ne peut pas décemment faire de la musique après ça …

Quand j’étais en fac, je me mettais des petites musiques pour me booster pour LE jour où je flippais pour mes exams (il en fallait au moins un au cours duquel je réagissais comme un vrai étudiant …) et d’autres pour m’endormir.

La seule dont je me souvienne encore aujourd’hui, c’est « Goodnight« .

John l’avait écrite comme une berceuse pour Julian, son premier fils. Il voulait qu’elle sonne « hollywood », comme les grandes comédies musicales des années 50-60 …

Et comme il avait George Martin sous la main … Et un Ringo en état de grâce, qui n’a jamais aussi bien chanté …

Vous avez une merveille devant vous, avec un espace et un souffle absolument gigantesques.

Et vous avez l’impression de voir le monde s’endormir, bordé par ces quatre types extraordinaires …

Goodnight everyone … everybody … everywhere …

 
 

Song In Progress 2

Comme je m’y étais engagé, j’ai commencé hier soir à écrire les paroles de cette fameuse nouvelle chanson … dont je n’ai pas encore le titre. Il y a plusieurs idées qui me sont passées par la tête au cours des dernières 24 heures, mais aucune d’entre elles ne m’a suffisamment accroché l’esprit pour que je la conserve. Parmi les « merveilles », il y avait Obituary, qui veut dire nécrologique … j’ai pas tout compris …

Je pensais simplement écrire une petite ligne ou deux, mais j’ai terminé le premier couplet.

Comme je ne sais pas ce que je vais garder au final, je ne vous donne que la dernière ligne, qui ne devrait (a priori …) pas changer : « I’m jerkily moving, like a puppet on my own string« .

Alors, réponse à vos questions :

  • oui, ça veut dire quelque chose,
  • non, je n’ai pas fumé,
  • non, je ne me drogue pas,
  • j’ai juste bu un verre de Crozes-Hermitage de je sais plus quelle année,
  • ou deux,
  • oui, je suis un sale snob.

Aujourd’hui, en me rendant à à une audience (qui s’est d’ailleurs très bien passée, puisque j’ai gagné mon procès … en en payant le prix, puisque je me suis auto-pété le nez, en ouvrant trop vite la porte du Tribunal … mais heureusement, mon nez était là pour l’amortir …), j’ai réfléchi à la suite des paroles et plusieurs petites idées me sont venues.

Mais bien entendu, je n’en ai noté aucune et à l’heure actuelle, avec mon nez cassé et  les très légères douleurs subséquentes qui ne m’arrachent PAS DU TOUT la tête … j’ai tout oublié.

C’est très con, parce qu’il y avait des trucs très biens, des punchlines (hé ouais, passé d’instrumenteur pour des rappeurs, n’oubliez pas … je vous en parlerai un jour …) et des histoires de printemps et d’automne, je sais plus quoi …

Donc … me voici bien emmerdé ce soir, car je vais devoir tâcher de me souvenir un peu de mes pérégrinations intellectuelles pour pouvoir avancer un peu.

Ou alors … je me tartine le nez d’arnica et je vais faire dodo, en me promettant d’être sérieux demain soir … sauf si mon nez a triplé de volume demain matin.

(je vais mourir, j’en suis sûr)

 
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Publié par le 7 décembre 2010 dans Song In Progress