RSS

Waltz in …

28 Nov

Vendredi soir, je suis allé à une soirée consacrée à l’auto-hypnose.

Nous étions un groupe de sept personnes et nous avons fait plusieurs exercices d’initiation à l’auto-hypnose, pendant environ deux heures.

Je dois être particulièrement réceptif à l’hypnose, parce qu’à chacun des exercices, je suis complètement parti … très loin de la salle dans laquelle nous étions.

Je me suis d’abord pris pour Marco Polo, pour Tabarly, pour Alain Colas … J’ai pensé à certains de ces bateaux qui me fascinent, comme le premier Pen Duick, Manuréva et cette merveille appelée l’hydroptère, ce fantastique bateau qui vole sur l’eau …

Je suis fanatique de l’hydroptère … J’aimerais beaucoup être avec eux, assis sur l’aile gauche…

Et puis, comme cela se passe à chaque fois que je rêve d’eau, je rêve aussitôt d’océan et de la plus belle région du monde …

Puis, après être « revenu », je suis reparti avec le second exercice … à Vienne cette fois-ci.

Et, alors que je me voyais dans une salle de bal, en train de regarder les couples danser, une musique m’est venue. Une valse, naturellement …

C’est une musique très différente de ce qui me vient habituellement, ça n’est pas quelque chose de très « pop », ça n’est pas une construction classique, ne serait-ce que par le rythme : la quasi-totalité de ce que je fais (et d’une manière générale, de la musique pop-rock-funk de ces 40 dernières années) est basée sur un rythme en 4 temps.

Or, la valse est une musique en 3 temps. En voici une des illustrations les plus connues, pour vous donner une explication auditive de ce que j’écris :

(le rythme se compte 1-2-3 … 1-2-3 …)

(c’est très très beau, même si ça a été pourri par la pub qui l’a utilisée … )

Bref, j’ai donc eu une valse dans la tête. Comme souvent, la musique s’est « déroulée » toute seule dans ma tête et je l’ai laissée faire sa vie …

Puis, une fois qu’elle s’était bien amusée et bien « expanouie », je l’ai rattrapée et je me suis dépêché de l’enregistrer, une fois arrivé chez moi, pour ne pas l’oublier et éviter ainsi d’avoir les boules, comme cette nuit de la semaine dernière, au cours de laquelle j’ai rêvé d’une super musique qui m’a réveillé et que je n’ai pas enregistrée tout de suite, pensant que je m’en souviendrai le lendemain matin … Tu parles …

Ensuite, le samedi, j’ai commencé à chercher quelles paroles j’allais bien pouvoir écrire sur cette musique.

J’ai une première ligne qui m’est venue presque tout de suite : « I could not talk, though the words are clear » … et puis c’est tout.

Je sais donc (à peu près…) dans quelle direction je voudrais aller avec cette musique.

Mais, comme je n’ai pas envie de partir dans tous les sens, j’ai cherché quelques petites choses sur les valses.

Et quand on parle de valses, on ne peut faire autrement que d’aller chercher du côté de chez Chopin.

Il a notamment composé cette merveille absolue, la Valse de l’Adieu.

Les premières notes contiennent certainement tout ce que l’on peut dire de plus beau lorsque l’on dit adieu. Surtout dans cette version de Lipatti, qui avait certainement tout compris des sentiments qui devaient nouer la gorge de Chopin lorsqu’il a composé cette valse.

Et, en écoutant cette pièce, je suis tombé sur un petit article sur les derniers jours de Chopin.

Et j’ai découvert qu’il était mort à Paris, au n°12 de la Place Vendôme … où j’étais il y a trois semaines …

C’est peut-etre idiot, mais en apprenant cela, j’ai ressenti une très forte émotion à l’idée de savoir que j’étais à l’endroit où est mort celui qui a écrit des pages qui sont parmi les plus belles de la musique pour piano … Cet homme dont la finesse, l’élégance et la sensibilité m’ont parfois ému jusqu’aux larmes.

Si je l’avais su, je crois que j’aurais encore plus pensé que, décidément, il n’y a pas de hasard dans la vie.

Voilà, c’est une partie de mes choses à moi … mes émerveillements enfantins … mes émotions devant telle musique ou devant tel compositeur, devant tel endroit et devant tout ce dont il est chargé et tout ce qu’il représente … même si ça n’est que pour moi.

Je ne sais pas encore ce que je ferai de cette petite valse, mais je suis certain d’une chose : je ne la négligerai pas.

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 28 novembre 2010 dans Kinishao's Music, Maestros

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :