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Le Fantôme de l’Opéra

24 Nov

Parmi les grands mythes qui m’ont toujours fasciné, celui du Fantôme de l’Opéra occupe une place particulière.

Il y a quelques années, est sortie une énième version de cette histoire, basée sur la comédie musicale qu’avait créé Andrew Lloyd Weber dans les années 80. Il ne s’agissait pas d’une adaptation littérale du roman de Gaston Leroux, mais c’est quand même assez proche. Et surtout, la musique est absolument fabuleuse.

Il y 2 grands mythes que j’aimerais mettre en musique : le Faust de Goethe et le Fantôme de l’Opéra.

Je me souviens d’avoir été déçu lorsque j’ai découvert que c’était Gaston Leroux qui avait écrit le Fantôme de l’Opéra. J’avais espéré, vu la grandeur de l’intrigue et surtout son romantisme à faire chialer, que le livre eût été écrit par quelque auteur bien tourmenté, du genre Goethe justement, ou Hermann Hesse …

Et en lisant le livre, j’ai été déçu par le manque de profondeur de Leroux.

En revanche, la version d’Andrew Lloyd Weber, sur un livret de Hart, est extrèmement profonde, parce que l’auteur a compris tout le sens de l’intrigue.

Ecoutez la musique d’Andrew Lloyd Webber, vous comprendrez toute la beauté, le pathétique et le grandiose de l’histoire d’Erik …

Le Fantôme de l’Opéra s’appelle Erik … Il hante l’Opéra Garnier à Paris.

Erik tombe sous le charme d’une jeune chanteuse, Christine Daaé …

Bien évidemment, Erik est un musicien, assez doué, paraît-il …

Il décide alors d’apprendre à Christine comment les anges chantent.

Un jour, alors qu’elle est dans sa loge, Christine entend une voix : c’est l’Ange de la Musique (non, non, c’est pas moi, j’étais pas né à l’époque …enfin, je crois … « old souls last forever »).

« Flattering child, you shall know me,

See why in shadow I hide !

Look at your face in the mirror

I am there inside ! »

Christine s’avance alors vers le miroir : son Ange de la Musique lui tend la main. Elle traverse le miroir…

Il l’entraîne alors dans les catacombes de l’Opéra …

« In sleep he sang to me,

In dreams he came…

That voice which calls to me and speaks my name…

And do I dream again ?

For now, I find the Phantom of the Opera is there, inside my mind… »

Il la fait monter sur un bateau et la conduit dans sa caverne …

Là, il lui déclare son amour : il lui demande d’être la voix de sa musique …

« You alone can make my song take flight …

Help me make the music of the night … »

Christine est conquise …

Il se met alors à lui jouer sa musique … elle tombe alors dans un état de transe extatique, transportée par la puissance et la beauté de ce qu’elle entend.

Elle est en train de tomber amoureuse de lui. Elle s’approche doucement, tandis qu’il continue de jouer son angélique musique … Il ne l’entend pas … Elle lui enlève son masque.

Le rève d’Erik est déjà terminé : Christine découvre l’horrible visage du Fantôme …

« But Christine, fear can turn to love

You’ll learn to see, to find the man behind the monster …

This repulsive carcass who seems a beast, but secretly dreams of beauty, secretly … secretly … »

Mais elle ne peut pas aimer ce monstre …

Elle s’enfuit. Et tombe dans les bras d’un bellâtre … Cosi fan tutte …

Le Fantôme est fou de douleur … mais il offre malgré tout sa musique à Christine …

Il lui compose un opéra … « Don Juan Triomphant ».

Mais les directeurs de l’Opéra, autant avertis en musique qu’en dressage de fourmis rouges de combat, décident de passer outre les instructions du Fantôme, qui avait écrit le rôle principal pour Christine …

Le soir de la première, le chandelier de la salle de concert de l’Opéra s’effondre … Christine devra chanter…

Mais celle-ci est toujours amoureuse de son bellâtre … Et le Fantôme les surprend alors qu’ils se déclarent leur amour mutuel … les musiciens sont toujours là où il ne faut pas, notamment lorsqu’il s’agit d’entendre celle qu’ils aiment déclarer son amour à un autre.

« I gave you my music … make your song take wing …

And now how you’ve repaid me : denied me and betrayed me …

He was bound to love you when he heard you sing … »

Mais Erik n’est pas comme moi, qui se complaît à attiser cet insupportable feu intérieur …

Il enlève Christine le soir de la première et l’emmene dans sa caverne.

Il lui parle … elle s’avance … elle … ne t’aime pas … mais …

Le bellâtre arrive à la rescousse. Christine court se réfugier dans ses bras.

Erik n’en peut plus ….  il tient la vie du bellâtre entre ses mains …

« Start a new life with me

Buy his freedom with your love !

Refuse me and you send your lover to death ! »

Christine s’avance alors vers lui.

« Pitiful creature of darkness …

What kind of life have you known ?

God give me courage to show you you are not alone … »

Et elle l’embrasse. Encore. Encore et encore.

Il ne peut que pleurer, malgré le baiser … parce qu’il sait que ce sera le premier et le dernier …

Alors Erik … les laisse partir tous deux, car il a compris qu’elle ne pourra jamais l’aimer.

« You alone can make my song take flight …

It’s over now, the music of the night …« 

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2 réponses à “Le Fantôme de l’Opéra

  1. Sweetmelody

    24 novembre 2010 at 21 h 11 min

    Tes mots sont bien a la hauteur des notes magnifiques de la musique de ce très grand opéra que je rêve d’aller voir a Londres ou a Sydney. J’adore! Et j’ai eu grand plaisir a te lire. Tu as une bien jolie plume,continue!
    Amicalement
    Maud

     
    • Kinishao

      24 novembre 2010 at 21 h 22 min

      Merci beaucoup !

       

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