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Archives Mensuelles: novembre 2010

Waltz in …

Vendredi soir, je suis allé à une soirée consacrée à l’auto-hypnose.

Nous étions un groupe de sept personnes et nous avons fait plusieurs exercices d’initiation à l’auto-hypnose, pendant environ deux heures.

Je dois être particulièrement réceptif à l’hypnose, parce qu’à chacun des exercices, je suis complètement parti … très loin de la salle dans laquelle nous étions.

Je me suis d’abord pris pour Marco Polo, pour Tabarly, pour Alain Colas … J’ai pensé à certains de ces bateaux qui me fascinent, comme le premier Pen Duick, Manuréva et cette merveille appelée l’hydroptère, ce fantastique bateau qui vole sur l’eau …

Je suis fanatique de l’hydroptère … J’aimerais beaucoup être avec eux, assis sur l’aile gauche…

Et puis, comme cela se passe à chaque fois que je rêve d’eau, je rêve aussitôt d’océan et de la plus belle région du monde …

Puis, après être « revenu », je suis reparti avec le second exercice … à Vienne cette fois-ci.

Et, alors que je me voyais dans une salle de bal, en train de regarder les couples danser, une musique m’est venue. Une valse, naturellement …

C’est une musique très différente de ce qui me vient habituellement, ça n’est pas quelque chose de très « pop », ça n’est pas une construction classique, ne serait-ce que par le rythme : la quasi-totalité de ce que je fais (et d’une manière générale, de la musique pop-rock-funk de ces 40 dernières années) est basée sur un rythme en 4 temps.

Or, la valse est une musique en 3 temps. En voici une des illustrations les plus connues, pour vous donner une explication auditive de ce que j’écris :

(le rythme se compte 1-2-3 … 1-2-3 …)

(c’est très très beau, même si ça a été pourri par la pub qui l’a utilisée … )

Bref, j’ai donc eu une valse dans la tête. Comme souvent, la musique s’est « déroulée » toute seule dans ma tête et je l’ai laissée faire sa vie …

Puis, une fois qu’elle s’était bien amusée et bien « expanouie », je l’ai rattrapée et je me suis dépêché de l’enregistrer, une fois arrivé chez moi, pour ne pas l’oublier et éviter ainsi d’avoir les boules, comme cette nuit de la semaine dernière, au cours de laquelle j’ai rêvé d’une super musique qui m’a réveillé et que je n’ai pas enregistrée tout de suite, pensant que je m’en souviendrai le lendemain matin … Tu parles …

Ensuite, le samedi, j’ai commencé à chercher quelles paroles j’allais bien pouvoir écrire sur cette musique.

J’ai une première ligne qui m’est venue presque tout de suite : « I could not talk, though the words are clear » … et puis c’est tout.

Je sais donc (à peu près…) dans quelle direction je voudrais aller avec cette musique.

Mais, comme je n’ai pas envie de partir dans tous les sens, j’ai cherché quelques petites choses sur les valses.

Et quand on parle de valses, on ne peut faire autrement que d’aller chercher du côté de chez Chopin.

Il a notamment composé cette merveille absolue, la Valse de l’Adieu.

Les premières notes contiennent certainement tout ce que l’on peut dire de plus beau lorsque l’on dit adieu. Surtout dans cette version de Lipatti, qui avait certainement tout compris des sentiments qui devaient nouer la gorge de Chopin lorsqu’il a composé cette valse.

Et, en écoutant cette pièce, je suis tombé sur un petit article sur les derniers jours de Chopin.

Et j’ai découvert qu’il était mort à Paris, au n°12 de la Place Vendôme … où j’étais il y a trois semaines …

C’est peut-etre idiot, mais en apprenant cela, j’ai ressenti une très forte émotion à l’idée de savoir que j’étais à l’endroit où est mort celui qui a écrit des pages qui sont parmi les plus belles de la musique pour piano … Cet homme dont la finesse, l’élégance et la sensibilité m’ont parfois ému jusqu’aux larmes.

Si je l’avais su, je crois que j’aurais encore plus pensé que, décidément, il n’y a pas de hasard dans la vie.

Voilà, c’est une partie de mes choses à moi … mes émerveillements enfantins … mes émotions devant telle musique ou devant tel compositeur, devant tel endroit et devant tout ce dont il est chargé et tout ce qu’il représente … même si ça n’est que pour moi.

Je ne sais pas encore ce que je ferai de cette petite valse, mais je suis certain d’une chose : je ne la négligerai pas.

 
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Publié par le 28 novembre 2010 dans Kinishao's Music, Maestros

 

Le Fantôme de l’Opéra

Parmi les grands mythes qui m’ont toujours fasciné, celui du Fantôme de l’Opéra occupe une place particulière.

Il y a quelques années, est sortie une énième version de cette histoire, basée sur la comédie musicale qu’avait créé Andrew Lloyd Weber dans les années 80. Il ne s’agissait pas d’une adaptation littérale du roman de Gaston Leroux, mais c’est quand même assez proche. Et surtout, la musique est absolument fabuleuse.

Il y 2 grands mythes que j’aimerais mettre en musique : le Faust de Goethe et le Fantôme de l’Opéra.

Je me souviens d’avoir été déçu lorsque j’ai découvert que c’était Gaston Leroux qui avait écrit le Fantôme de l’Opéra. J’avais espéré, vu la grandeur de l’intrigue et surtout son romantisme à faire chialer, que le livre eût été écrit par quelque auteur bien tourmenté, du genre Goethe justement, ou Hermann Hesse …

Et en lisant le livre, j’ai été déçu par le manque de profondeur de Leroux.

En revanche, la version d’Andrew Lloyd Weber, sur un livret de Hart, est extrèmement profonde, parce que l’auteur a compris tout le sens de l’intrigue.

Ecoutez la musique d’Andrew Lloyd Webber, vous comprendrez toute la beauté, le pathétique et le grandiose de l’histoire d’Erik …

Le Fantôme de l’Opéra s’appelle Erik … Il hante l’Opéra Garnier à Paris.

Erik tombe sous le charme d’une jeune chanteuse, Christine Daaé …

Bien évidemment, Erik est un musicien, assez doué, paraît-il …

Il décide alors d’apprendre à Christine comment les anges chantent.

Un jour, alors qu’elle est dans sa loge, Christine entend une voix : c’est l’Ange de la Musique (non, non, c’est pas moi, j’étais pas né à l’époque …enfin, je crois … « old souls last forever »).

« Flattering child, you shall know me,

See why in shadow I hide !

Look at your face in the mirror

I am there inside ! »

Christine s’avance alors vers le miroir : son Ange de la Musique lui tend la main. Elle traverse le miroir…

Il l’entraîne alors dans les catacombes de l’Opéra …

« In sleep he sang to me,

In dreams he came…

That voice which calls to me and speaks my name…

And do I dream again ?

For now, I find the Phantom of the Opera is there, inside my mind… »

Il la fait monter sur un bateau et la conduit dans sa caverne …

Là, il lui déclare son amour : il lui demande d’être la voix de sa musique …

« You alone can make my song take flight …

Help me make the music of the night … »

Christine est conquise …

Il se met alors à lui jouer sa musique … elle tombe alors dans un état de transe extatique, transportée par la puissance et la beauté de ce qu’elle entend.

Elle est en train de tomber amoureuse de lui. Elle s’approche doucement, tandis qu’il continue de jouer son angélique musique … Il ne l’entend pas … Elle lui enlève son masque.

Le rève d’Erik est déjà terminé : Christine découvre l’horrible visage du Fantôme …

« But Christine, fear can turn to love

You’ll learn to see, to find the man behind the monster …

This repulsive carcass who seems a beast, but secretly dreams of beauty, secretly … secretly … »

Mais elle ne peut pas aimer ce monstre …

Elle s’enfuit. Et tombe dans les bras d’un bellâtre … Cosi fan tutte …

Le Fantôme est fou de douleur … mais il offre malgré tout sa musique à Christine …

Il lui compose un opéra … « Don Juan Triomphant ».

Mais les directeurs de l’Opéra, autant avertis en musique qu’en dressage de fourmis rouges de combat, décident de passer outre les instructions du Fantôme, qui avait écrit le rôle principal pour Christine …

Le soir de la première, le chandelier de la salle de concert de l’Opéra s’effondre … Christine devra chanter…

Mais celle-ci est toujours amoureuse de son bellâtre … Et le Fantôme les surprend alors qu’ils se déclarent leur amour mutuel … les musiciens sont toujours là où il ne faut pas, notamment lorsqu’il s’agit d’entendre celle qu’ils aiment déclarer son amour à un autre.

« I gave you my music … make your song take wing …

And now how you’ve repaid me : denied me and betrayed me …

He was bound to love you when he heard you sing … »

Mais Erik n’est pas comme moi, qui se complaît à attiser cet insupportable feu intérieur …

Il enlève Christine le soir de la première et l’emmene dans sa caverne.

Il lui parle … elle s’avance … elle … ne t’aime pas … mais …

Le bellâtre arrive à la rescousse. Christine court se réfugier dans ses bras.

Erik n’en peut plus ….  il tient la vie du bellâtre entre ses mains …

« Start a new life with me

Buy his freedom with your love !

Refuse me and you send your lover to death ! »

Christine s’avance alors vers lui.

« Pitiful creature of darkness …

What kind of life have you known ?

God give me courage to show you you are not alone … »

Et elle l’embrasse. Encore. Encore et encore.

Il ne peut que pleurer, malgré le baiser … parce qu’il sait que ce sera le premier et le dernier …

Alors Erik … les laisse partir tous deux, car il a compris qu’elle ne pourra jamais l’aimer.

« You alone can make my song take flight …

It’s over now, the music of the night …« 

 
 

Lime and Limpid Green

Ce matin, en partant travailler, j’ai décrété que ça allait être une journée Syd Barrett (le monsieur qui était le chef de Pink Floyd à leurs débuts, pour ceux qui ne savent pas …).

La musique de Syd Barrett me fait voir des couleurs. Par exemple, « See Emily Play » est bleue et verte.

« Emily tries but misunderstands, ah ooh
She’s often inclined to borrow somebody’s dreams till tomorrow
There is no other day
Let’s try it another way
You’ll lose your mind and play …
 »

La génialissime « Astronomy Domine » est un kaléidoscope qui tourne. Avec une tension extraordinaire durant toute la chanson, qui maintient ce « truc » qui tourne sur un fond oppressant et débordant de couleurs … « Lime and limpid green, a second scene, a flight beetween the blue you once knew … »

C’est tout à fait exceptionnel de peindre de la musique, comme Syd Barrett le faisait.

C’est un véritable gâchis qu’il n’ait pas su continuer … Il est mort en 2006, dans la retraite qui était la sienne depuis … pratiquement 40 ans.

Et je dis que c’est un gâchis (je ne suis pas le seul à dire cela, il y a aussi David Gilmour…), parce que personne dans tout le XXe siècle n’a été capable de refaire ça.

Après être parti / s’être fait virer de Pink Floyd, il a fait quelques tentatives d’albums solo, dont le premier produit par David Gilmour, qui a toujours profondément aimé Syd (il lui envoyait une carte pour lui souhaiter le nouvel an chaque année … sans jamais recevoir de réponse …).

Cet album, qui s’appelait « The Madcap Laughs » (vous pouvez trouver un excellent article sur cet album ici, contenait une petite merveille, « Dark Globe« ,  dans laquelle Syd Barrett demandait (ou plutôt implorait) : « Won’t you miss me ? Wouldn’t you miss me at all ? »

Sa musique est une surprise permanente : dans les mélodies, les progressions, les paroles … On dirait un accident permanent, mais qui retombe toujours sur ses pattes … mais jamais de la manière à laquelle on s’attend.

Cela s’explique probablement par le fait qu’il n’a pas été formaté par un conservatoire et qu’il a ainsi pu cultiver (pendant peu de temps, mais bon … mieux que rien) la spontanéité qui irradie toute sa musique.

De tels musiciens sont EXTRAORDINAIREMENT inspirants, parce qu’ils ont trouvé les clés (ou les angles de vision) qui ouvrent des champs d’exploration immenses.

Pierre Boulez est également de ceux-là.

Il a toujours abhorré (le mot est faible….) toutes les formes de limitation de sa liberté créatrice.

C’est ce qui explique sa haine (là encore, mot faible…) de toutes les institutions culturelles étatiques.

Parce qu’elles favorisent l’avènement de la paresse.

On veut faire de la musique populaire ? Accessible à tous ?

Pourquoi ne pas renverser le problème et faire en sorte que tous puissent accéder à une musique plus exigeante ?

Mais cela aurait pour conséquence de détruire les petites chapelles ridicules dans lesquelles ceux qui veulent « rendre la musique populaire » aiment à se réfugier …

Et comment feraient-ils s’ils ne pourraient pas prendre de grands airs en s’étonnant de ce que … « Queuuuuuue mant ??? Vous ne connaissez pas les oeuuuuuuvres de Schoenberg, Berg ou Werbern ??? Mais c’est in-dis-pen-saaaable !!!! »

Connards.

Le but est d’arriver à faire de la musique qui transcende celui qui l’a faite et celui qui l’écoute.

Et peu importent les moyens, pourvu qu’on ait l’ivresse …


 

Auto-hagiographie

Ce soir, je suis triste. Oh oui, je suis trop triste sa mère (oh mon dieu, je recommence à parler comme quand j’étais un rappeur super dangereux … la fin approche).

Car oui (cette tournure de phrase est un modèle déposé), je constate que personne, parmi les pourtant nombreux visiteurs de ce blog, ne m’a félicité pour ma musique, ni pour avoir été merveilleux ce matin lors d’un rendez-vous avec une cliente désespérée, pour laquelle j’ai trouvé une solution miracle. Après en avoir expédié une autre tout aussi désespérée (mais moins) en 5 minutes.

Pas une félicitation, pas de bouquet, de numéro perso de Kaley Cuoco, d’invitation à venir jouer ma musique à l’Opéra Garnier … Non. Rien. Même pas de souhaitage de bon anniversaire samedi dernier, en prime time sur la Deux (car oui, j’avais refusé la Une, j’aime pas Voici sur papier, je vais pas l’aimer en télé). Ils ont préféré remettre Champs Elysées à ma place. Honteux.

Cependant, conscient que je suis de ma responsabilité dans ce regrettable état de fait, j’ai décidé d’y remédier, en composant à votre endroit une petite biographie de ma modeste personne. Ainsi, vous connaitrez les évènements marquants de ma si magnifique vie.

Je précise que je vais parler de moi à la troisième personne du singulier, parce que ça fait style que je suis tellement important que j’ai une assistante personnelle à mon service qui rédige ma biographie … Alors que j’ai que 2 secrétaires, qui préfèrent travailler au lieu de m’écouter leur raconter mes conneries anecdotes très intéressantes sur la vie sexuelle des mérous, ou autres animaux à sang chaud, en période hivernale. Honteux.

Kinishao est né en l’an de grâce 1977, le treizième jour du onzième mois.

Tout petit déjà, il présentit des dispositions favorables à la musique. En effet, son pleurage était un pleurage absolu, c’est-à-dire qu’il était en la 440, plus connu comme étant le la 440.

Re-tout petit déjà, son importance avait déjà été repérée par les plus hautes instances, car le reup de Djizeuss (le père de Jésus pour ceux qui parlent pas le djeuns … ) avait décidé qu’il fallait lui faire de la place. Il décidit donc de rappeler à lui Elvis, Charlie Chaplin et John Wayne.

Ce ne fut pas de tout repos, comme en témoigne la reconstitution de la scène à laquelle nos services se sont livrés :

Djizeuss’ father : Bon, fini de rigoler, vous allez devoir mourir maintenant là, les 3 vieux.

Elvis : Fais pas ta pute, là ! J’ai encore des trucs à faire sur la Terre, moi ! Il y a un nouveau truc qui cartonne, le disco ou chais pas quoi … je me sens bien me refaire un nouveau retour, après le « Elvis à Hawai », un petit « Saturday Elvis fever », ça le ferait bien, non ?…

Chaplin : Ouais, et moi aussi, j’aime bien le disco … mais je me sens bien faire un nouveau divorce sanglant et me marier avec une autre petite jeunette, la mienne est trop vieille, elle a déjà 16 ans.

John Wayne : Monde de merde. (bonne chance pour trouver l’allusion …)

DF : Non, c’est moi qui commande. Vous mourrez et puis c’est tout.

Comme vous le constatez, la scène a été d’une rare violence.

Une fois qu’il fut né, Kinishao se mit à composer. Durant les 24 premiers mois de sa vie, il choisissit de s’exprimer dans le domaine pictural, plus précisément avec la peinture sur couche.

Puis, il alla à l’école et ça se passa très bien, puisqu’il décrocha un doctorat de droit, une agrégation de physique biologique, sans oublier sept réussites dans les concours de quelques grandes écoles d’Etat (ENA, ENM, Ecole Normale, Polytechnique, Mines, Saint Cyr et l’école de cuisine du chef de M6 dont j’ai oublié le nom), mais il les refusa toutes, parce qu’il avait juste fait ça pour les refuser, car il aime bien dire non et même refuser. Et aussi dire non. Et refuser.

Après avoir brillamment obtenu toutes ces merdes, il décida d’être un avocat.

Ainsi, en l’an de grâce 2003, il travailla dans un cabinet avec une secrétaire, qui devint très vite sa SCDM (secrétaire chérie de moi – ou secrétaire casserolisée de moi, au choix).

Il devint également une publicité vivante pour Slim Fast et Giorgio Armani.

Et des fois, il faisait du droit.

Il connut quelques réussites (acquittement du capitaine Dreyfus, de Robespierre, de Guillaume Seznec et de son ancienne secrétaire, après qu’il lui eut lui-même intenté un procès pour incitation à la débauche, mais qu’il se soit ensuite senti très honteux et ait décidé de la défendre).

Puis, il décidit d’arrêter d’être un avocat pour faire de la musique.

C’était une très bonne idée, parce qu’il voulait faire de la musique. Donc c’était bien logique qu’il veuille en faire. CQFD.

Donc, il s’arrêtit d’être un avocat et se lançu à la conquête de la capitale de la France, Vichy. Mais comme il trouva que des pastilles, dont il fit une indigestion, il alla à Paris, en zone occupée.

Il eut d’abord la surprise de constater que Paris était très grand. Ca alors, on lui avait jamais dit. Donc il fut surpris.

Puis, il se rendit chez Monsieur Warner Bros, pour faire tout comme Prince, et Monsieur Bros, qui, après l’avoir fait pleurer en lui apprenant qu’il n’avait rien à voir avec le groupe du même nom, lui donna tout de suite un contrat avec plein de zéros et l’adresse de la meilleure agence de call-girls de la place, parce que mon dieu vous pouvez pas rester comme ça il faut faire quelque chose jeune monsieur.

Il enregistra donc de la musique et ça marchit très bien, même que tout le monde l’achetait (par exemple ) et personne la téléchargeait illégalement.

Il fit 28 numéros un avec un seul titre (un de plus que les Beatles qui eux, avaient eu besoin de 27 titres pour faire 27 numéros un) et il fut très célèbre et très très beau.

Puis, il obtenit 13 Grammy awards, dont celui fort inattendu de la plus belle coupe de cheveux.

Il produisa ensuite l’album du grand retour de Richard Gotainer et fut à l’origine du reformage tant attendu des New Kids on the Block.

Et il racheta aussi les Girondins de Bordeaux et il gagna la Ligue des Champions.

Un jour, il rencontra Christina Aguilera. Elle était mariée, mais c’était pas grave, tout le monde sait que les stars sont frivoles. Et menteuses. Et en plus, son mec était un peu un tocard, parce qu’il ne savait même pas que le vrai prénom de Kinishao c’est Guillaume. Donc, pour se venger de cet affront très très humiliant et vesquant, il se la tapa et elle rigola bien.

Puis, il eut sommeil, donc il dormit.

 

Professeurs

Lors de l’une de mes soirées de la semaine dernière (oui, en ce moment, ce serait plutôt « ben dis donc, tu viens trop aux soirées … »), j’ai appris quelque chose de fondamental : j’aurais une conception hégélienne de l’Art  …

Ce monsieur pense en effet que  « le contenu de l’art comprend tout le contenu de l’âme et de l’esprit, que son but consiste à révéler à l’âme tout ce qu’elle recèle d’essentiel, de grand, de sublime, de respectable et de vrai . »

Ca me fait chier de penser la même chose que lui, j’aurais préféré penser comme Beethoven ou Mozart. A la limite Boulez.

(Oooohh, le sale petit snob)

L’art, et donc la musique, qui est le premier des arts (dixit Beethoven), sert à élever l’âme vers le Beau. Ce qui veut dire qu’il existe bien.

Pourquoi est-ce que je dis que ça m’ennuie de penser comme Hegel ?

D’abord parce que je DETESTE jouer à l’intelligent. Je préfère jouer tout court, surtout en ce moment.

Et surtout parce que ce genre de trucs, le philosophe le comprend. Tandis que le musicien le fait.

Mais entre les deux, celui qui souffre est TOUJOURS le musicien.

Probablement parce que le second réfléchit avec le coeur, (ce qui est une singulière antinomie ...) tandis que le premier tente de réfléchir le coeur dudit second. Mais il ne peut y arriver.

Je suis en train de lire un (énième…) truc sur Beethoven. L’auteur dit que Beethoven nous fait comprendre que « la plus effroyable souffrance peut se transformer en lumière « .

Au délà du côté pompeux de cette phrase, cela illustre le fait que la Musique permet d’accéder à la vraie Beauté. Car elle existe, je vous le promets. E la troverai, principessa luminosa …

Quant à Beethoven, tout est dans ses yeux … tout est toujours dans les yeux.

Lui misanthrope parce que sourd ? Non, vous aveugles et sourds …

Tout cela, grâce à l’une de ces associations d’idées dont j’ai le secret, m’a rappelé un épisode qui s’est déroulé il y a quelques années.

J’avais été désigné volontaire d’office pour aller convaincre des djeuns que le métier d’avocat était un beau métier … je m’en suis globalement bien tiré, même au moment où un djeuns m’a demandé pourquoi j’avais fait ce métier : je n’ai pas pu m’empêcher de rire et de lui dire que c’était une bonne question … avant de me rattrapper en lui sortant un truc sur la grandeur de la mission de Défense (D majuscule siouplait …)

A ce forum, j’avais revu l’un de mes héros : mon prof de philo de Terminale … j’aurais bien loupé le bac juste pour l’avoir une année de plus …

Je me souviens que j’étais toujours le dernier à recopier ce qu’il écrivait au tableau, parce que j’étais littéralement en extase devant ce qu’il disait … la différence entre lui et le prof qui avait l’autre term littéraire (ben oui, vous pensiez quand même pas que j’allais aller en S pour tra … trav … travail … non je peux pas  le dire …) était que l’autre les préparait pour l’épreuve de philo du bac, alors que le mien nous préparait à nous servir de cette chose qui flottait entre nos 2 oreilles (vous croyez que j’ose ?… bon, allez, ça fait plaisir …pour certains c’était peine perdue, faut être équipé au départ, blablabla … ouais, ça fait vraiment plaisir …).

Il ne nous a jamais abreuvé de références ou de grandes citations, il nous faisait plutôt arriver nous-mêmes aux concepts (c’est une histoire de création de concepts la philo, non ?… c’est peut être pour ça que ça me plaisait … la création …) et il nous disait ensuite que tel philosophe avait pensé ça.

Je bourrais mes dissert de citations que j’allais pécher dans des dicos de philo, mais il me disait à chaque fois que mon « travail » (tu parles, torché la veille au soir en 1h30 …c’est honteux quand j’y pense) était bien illustré, mais que la question restait posée à la fin …

Il y avait un truc qu’il nous avait dit sur l’amour aussi …

« L’Amour est un pari.

Je ne peux pas dire que je t’aimerai toute ma vie, mais que je VEUX t’aimer toute ma vie.

Et ce dont j’ai besoin, c’est de sentir que tu as envie de m’aimer MOI.

Tout est dans le désir : j’ai envie de ressentir de l’amour pour toi toute ma vie. »

J’avais trouvé ça absolument génial, mais je ne me souvenais que de la fin du raisonnement … donc je lui avais redemandé le début, quand je l’avais revu … Et il m’avait tout réexpliqué, avec la même passion, pour la même réaction chez moi : « ah ouais … trop bien … »

Et depuis, je suis toujours heureux de voir cet homme. Rien que d’écrire sur lui, je me sens heureux.

Lors d’une autre de nos rencontres, je lui ai parlé de la musique, de ce que je comptais faire … à la fin, il m’a demandé « quelle est ta question ? »

Je lui ai répondu que je n’en avais pas, que je voulais simplement lui en parler …

Je n’attendais pas d’approbation sur mes choix ( j’en ai quand même eu une …), ni de grandes sentences définitives sur la vie, je voulais juste lui parler, parce qu’il est … tellement humain.

Il n’y a pas une once de méchanceté, de vice, de calcul chez lui.

Il n’est pas blasé, il se laisse toujours émerveiller par ce qu’il voit.

Il m’a dit que je pouvais l’appeler quand je voulais… me connaissant, je ne sais pas si j’oserai … je lui écrirai peut-être, parce que je voudrais qu’il écoute ma musique. Pas parce que je veux un avis (enfin un peu quand même …), mais juste parce que c’est lui.

C’è sempre un cielo blu

 

Pinprick

Je viens juste de terminer mes exercices quotidiens de piano… (oui, oui, c’est bien moi sur la photo …)

Oui, ça y est !!! Je suis sérieux, je fais mon heure de piano quotidienne !!

Et je ne trouve même pas ça chiant … alors que je me limite à me taper des gammes et des exercices destinés à améliorer l’indépendance des doigts.

J’ai une sensation très particulière au niveau de mes doigts, j’ai l’impression qu’ils sont enveloppés de nacre … d’ordinaire, lorsque je fais des exercices de ce type, au piano ou à la guitare d’ailleurs, j’ai des douleurs dans les doigts, dues aux multiples contorsions exigées par ces exercices … ou plus simplement au fait que je ne les exécute pas convenablement !!

J’ai un rapport de plus en plus intime avec mes instruments.

Avant de jouer du piano, j’ai joué de la guitare, je me suis fait tourner mon habituel rythme de funk (un espèce d’ersatz de « Supersition »…) et j’ai joué…

Comme hier, j’ai ré-écouté la version live de « Alphabet Street » de Sa Majesté Pourpre, je me la suis jouée …

Attention, Alphabet Street live n’a RIEN à voir avec la version album : les petites cocottes sympas sont démultipliées, de même que le tempo, qui doit tourner aux alentours de 120-125 bpm … 125 ce midi …

Et c’était TROP BON !!!!

Ce soir, je me suis mis devant mon piano et j’ai fait mes exercices.

Pour la première fois depuis un certain temps, j’étais calme.

J’ai donc pu me concentrer sur ce que je faisais.

J’aimerais beaucoup pouvoir vous décrire ce que je ressens en jouant du piano, mais je crains de ne pas y arriver.

Essayons quand même (oui, je parle à la première personne du pluriel quand je vais être lyrique … c’est surtout parce que j’ai commencé pratiquement toutes mes phrases par « je » depuis le début de cette note…)

Le piano est bien plus qu’une mécanique. Cet instrument a une âme.

Si vous avez un peu de sensibilité, vous le ressentirez simplement en vous mettant devant lui …

Je suis toujours impressionné devant un piano à queue … pour peu qu’il soit noir et que ce soit un Steinway et je suis proche de mettre un genou à terre …

J’ai toujours pensé que jouer du piano était quelque chose qui se méritait.

Beaucoup de pianistes possèdent une technique hors du commun, mais ne sont pas capables de faire passer quoi que ce soit dans leur jeu. De la technique pure et simple.

De nombreux musiciens de jazz sont touchés par ce « mal ».

J’ai récemment écouté un album de reprises jazz de morceaux des Beatles : très fort techniquement, mais je n’ai pas été touché. Les constructions harmoniques sont certainement brillantes, mais l’interprétation des thèmes était plate, le pianiste se limitait à syncoper légèrement la mélodie : beaucoup trop convenu.

Heureusement, il y a ce merveilleux et génial musicien que j’ai loupé 2 fois parce que je suis un âne : Michel Petrucciani.

Allez savoir pourquoi, j’ai les larmes aux yeux en ce moment, parce que je pense à lui…

Ce type est une MERVEILLE.

Sa technique est bien entendu exceptionnelle, mais son jeu est rempli de VIE.

« J’aurais tellement voulu » … ce morceau m’a traumatisé.

(si le lecteur n’apparait pas, il faut cliquer sur « j’aurais tellement voulu » pour écouter.

J’ai eu l’occasion d’entendre une autre version du morceau par un autre pianiste : fade.

Petrucciani, lui, emmène le morceau au ciel. Et moi avec.

Dès la première note, on comprend. Tout est dans la retenue, mais cette retenue est merveilleusement expressive.

Cela me fait penser à un morceau de Bill Evans, qui es trouvait sur son album posthume « you MUST believe in spring ». Le morceau s’appelait « B minor waltz (for Ellaine)« . Ellaine était sa femme, qu’il venait de perdre quelques temps auparavant.

Ecoutez l’extraordinaire ouverture qu’il donne à sa musique dès les premières notes, l’air, l’espace. On ne peut que regarder vers le ciel en souriant, lorsque l’on écoute une telle merveille. Je vous assure que vous pourrez voir le soleil derrière les nuages, si vous écoutez avec autre chose que vos oreilles, si vous laissez la musique vous dire que la vie est belle, malgré tout et qu’un jour, tous les « malgré » disparaitront.

Il n’y a pas de superlatif assez fort pour vous dire ce que ces musiques me font ressentir … Elles ouvrent des espaces immenses, font respirer, regarder vers le ciel … Et espérer, espérer, espérer …

Je voudrais jouer du piano comme eux. Je voudrais faire une musique qui montre le ciel. Quel intérêt sinon ?…

Cette musique est en moi, il faut juste que je sois assez courageux pour la faire sortir.

La sensation de nacre autour de mes mains n’a pas disparu depuis que j’ai commencé à écrire ce blog … c’est particulièrement agréable…

Il y a quelques temps, j’ai lu un livre sur Olivier Messiaen, qui tente de décrire ce que ses cours avaient de si extraordinaire.

Cet homme a formé des gens comme Pierre Boulez, Pierre Henry …

Et tous disent que Messiaen les a révélés à eux-mêmes.

C’est ce que je veux dire quand je dis qu’il faut que je sois courageux pour faire sortir la musique qui est en moi.

En lisant le livre, je me disais que si j’avais eu la chance d’assister à ses cours, j’aurais peut-être eu la désagréable surprise de comprendre que la musique n’était pas faite pour moi …

Pourtant, plus j’avance (et j’avance maintenant …), plus j’ai l’impression de pénétrer la musique profondément (quel esprit mal placé ai-je donc ?…), de la « voir » de plus en plus distinctement.

C’est comme si toutes ces notions d’harmonie, d’intervalles … étaient déjà inscrites en moi et n’attendaient que le bon moment pour sortir. Comme si je les avais senties avant de les comprendre.

De toutes façons, je suis cinglé puisque je lis Boulez !!! Ah, la description du geste musical, de l’idée à sa réalisation, sur près de 700 pages … c’est boooooonnn !!!!

Heu … je m’égare un peu là …

Un petit extrait pour vous faire partager mon émoi ? …

Puisque vous insistez …

«  Plus que jamais, la composition repose sur cette dialectique répétition/différence, mais les lois qui la régissent sont de plus en plus empiriques, locales quoique obéissant à une impulsion générale. En conséquence, il nous faut voir comment préserver une impulsion expressive de l’instant tout en la rattachant à un courant plus profond. » (« Leçons de musique », chapitre II, « Le langage du compositeur »)

Passionnant, n’est-ce-pas ? …

Et je vous JURE que je trouve ça réellement GENIAL !!!!

Un dingue, je vous dis …

Je recherche en fait quelque chose en lisant ce genre de truc (j’en ai d’autres du même genre, mais je sais pas pourquoi, je sens que vous ne voulez pas les connaître …) … mais je ne sais absolument pas quoi.

Peut-être ce qui fait l’essence de la Musique, son « secret » …

Ce truc qui est contenu dans « j’aurais tellement voulu », dans l’incomparable et inégalable Neuvième de LVB, dans le divin air de la Reine de la Nuit, de WAM (non, je n’ai pas oublié de « a »…), dans la suite en Ré mineur de JSB, DTC ….. OUI C’EST HONTEUX de gacher ce moment de lyrisme avec un DTC, surtout que je suis à peu près certain que personne n’aura compris, à moins d’être des fanas de l’humour Canal « grande époque » …

Au fait, n’ayez aucun doute sur le fait que je trouverai ce truc. Et que je vous l’offrirai ensuite … Sinon, quel intérêt ?…

 

Coffin Dream

Coffin Dream par Kinishao. (cliquez pour écouter)

Il y a quelques années, j’ai fait un rêve étrange (oh mon dieu, comme ça craint de commencer une note comme ça … ça me fait penser à un film de Disney …).

J’ai rêvé que j’étais assis dans un cercueil qui naviguait sur une rivière … Il y avait des gens autour de moi et l’ambiance était très joyeuse …

Lorsque je me suis réveillé, je ne savais pas trop quoi penser d’un tel rêve.

J’en ai parlé à un copain, qui s’est bien entendu foutu de ma gueule, et je lui ai dit que, pour me venger (oui, comme je suis un méchant scorpion, je me venge toujours), j’allais en faire une chanson.

Tout cela s’est passé en 2005 … alors, je ne suis pas certain de me souvenir de tous les détails.

J’avais commencé par me dire que je voulais une musique avec beaucoup de guitares, mais sans que cela soit une sorte de « mur du son » bourré de distorsions qui crachent dans tous les sens … Je voulais quelque chose d’acéré, de charnel et de chaud à la fois.

Je voulais aussi une musique qui soit extrêmement rythmée, qui puisse retranscrire le sentiment que j’avais éprouvé durant ce rêve et qui était tout sauf triste et « gnan gnan ».

Comme d’habitude, j’ai « fait » le rythme avec des respirations : pour moi (et pas uniquement pour moi, d’ailleurs …), le rythme est la base d’une musique. C’est quelque chose de sourd et qui ferme les yeux … dans le sens où c’est animal, ça parle au bas-ventre. Comme la basse d’ailleurs.

Et c’est la respiration qui symbolise le mieux cette énergie qui vient du bas.

Et puis, le rythme s’est créé avec ces respirations les yeux fermés, avec ces petits mouvements imperceptibles du corps, que l’on ressent aux mêmes endroits …

(je ne comprends pas comment on peut ne pas ressentir tout ce que la musique peut faire et jusqu’où elle peut aller … il suffit de fermer les yeux et la laisser trouver les plus beaux endroits en vous … c’est pour cela que vous souriez bêtement sans comprendre, à l’écoute de certaines musiques : elles n’ont pas besoin de mots pour vous trouver …)

Il me semblait que pour « Coffin Dream », il fallait quelque chose qui soit, là encore, acéré, mais aussi très puissant. Il fallait quelque chose qui percute, pour que la base du morceau soit extrêmement solide et touche là où il faut. Le balancement du rythme, entre la grosse caisse et la caisse claire, devait coller à celui des hanches.

J’ai donc « fredonné » divers rythmes, avant de tomber sur celui qui est dans la version actuelle du morceau.

Puis, la basse est venue se coller automatiquement, probablement parce qu’elle est instinctive et vient du même endroit … et que je ne suis pas aussi mauvais que je le pensais pour ce qui est instinctif.

Ensuite … la recherche de la mélodie.

Je ne sais plus du tout comment j’en suis arrivé à choisir cette suite de trois accords, qui est la même sur tout le morceau … Je me souviens simplement que j’ai pensé que, pour compenser cette répétition, il fallait impérativement que je trouve une mélodie qui « bouge » (ce qui signifie, dans mon jargon personnel, qui est pleine de variations) … et j’ai trouvé ce que vous pouvez entendre dans la version actuelle.

Il fallait que la variation de la mélodie soit une sorte de route, une sorte de chemin musical, qui transcrive ce que je dis (enfin … ce que je chante…), avec des descentes lorsque le texte est plus introspectif et plus « réfléchi » et une remontée pour « all kind of things » … que j’expliquerai plus loin.

Et, comme j’ai écouté beaucoup de chansons pop calibrées pour la radio, je me suis dit que ce serait une bonne idée de trouver un refrain accrocheur et qui reste dans la tête … Avec un peu de brillance vers la fin, sur le « dream« , parce que … je pense qu’il est inutile que j’explique pourquoi …

Ceci étant fait, je me suis attelé à ma torture préférée, c’est-à-dire l’écriture des paroles …

Pour le refrain, aucun problème, c’est allé très vite.

Pour les couplets … j’ai commencé par décrire un peu le rêve … pour partir ensuite sur une interprétation, en plaçant au passage une phrase de Charlie Parker, qui disait qu’il voulait « open up to all kind of things » … ce qui est devenu « I guess I should give up all my old schemes and open up like Charlie to all kinds of things« , à la fin du premier couplet …

Puis, dans le deuxième couplet, j’ai commencé avec ma sempiternelle jérémiade sur le fait que je perdais mon temps : « I’m wasting my time on waiting for a two-way dream » …

(j’aime bien les supers métaphores à l’eau de rose, vestiges de ma passion éternelle de midinette pour les New Kids on The Block ….)

Puis, j’ai raconté des conneries, comme quoi je serais un gamin de pas décembre ou je sais pas quoi, ou comme quoi que je serais jaloux des gens qui rêvent ou je sais encore pas quoi … Bref, des fois, je comprend pas trop ce que je veux dire quand je m’esssssprime mon opinion.

Et j’ai terminé avec la révélation de fin de chanson : j’ai enfin compris ce que je devais mettre dans le cercueil : « my innate innocence and my fairy like dreams » …

Toujours pas fait.

Et comme il restait du temps, j’ai fait un solo de guitare et j’ai raconté n’importe quoi après le dernier refrain et … c’était terminé.

Ensuite, il a fallu enregistrer la chose.

J’ai mis plein de guitares, toutes doublées, j’ai fait des trucs funky sur les refrains, j’ai oublié d’en mettre sur les couplets, j’ai fait mon solo, j’ai mis des synthés pour faire style « je sais trop bien joué du synthé comme les mecs des années 80 en collants rose fluo sauf que moi j’en mets pas faut pas déconner moi c’est Armani Dior Givenchy et compagnie non mais quand même rose fluo c’est pas possible ça peut plus durer enfin bref reprenons le cours de l’histoire oulala que je digresse mais que je digresse c’est terrible tout ça« , j’ai mis une batterie trop synthétique, parce que Stewart Copeland était pas dispo et que je voulais pas Bernard Minet, j’ai mis une petite descente de synthé avec un son tout doux, parce que malgré tout …

Mais comme je suis (vraiment très) méchant, j’ai fait exprès de pas faire correctement les guitares des couplets et d’oublier de mettre de la funk dedans, juste pour me forcer à les refaire 5 ans plus tard, quand j’aurai décidé de tout refaire, pour de vrai (oui, étant le chef, je savais que j’allais tout refaire 5 ans plus tard).

Malgré tout cela, j’étais très content du résultat et je le suis toujours.

C’est une chanson « facile », ça n’est certainement pas la plus belle chose que j’ai composée, mais c’est une chanson très fraiche, pleine de vie et qui ne porte pas cinquante tonnes de charge émotionnelle sur les épaules …

Et c’est pour toutes ces raisons que j’ai commencé par parler d’elle sur ce blog.

 
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Publié par le 10 novembre 2010 dans Kinishao's Music